KidZania, les parcs d’attractions qui apprennent le capitalisme aux enfants

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Dans ces parcs d’attractions, implantés sur trois continents, les petits travaillent comme des grands et sont payés en KidZos. Avec sa chaîne de télé, son hôtel, son théâtre et sa monnaie, le KidZania de Londres est une petite ville en effervescence. Ici, les enfants et adolescents ont 7.000 mètres carrés pour s’amuser en travaillant, sous les néons du centre commercial Westfield White City. Successivement apprentis vétérinaires, dentistes, journalistes, informaticiens (60 métiers sont proposés), ces travailleurs en herbe passent quatre heures à turbiner pour gagner des KidZos, qu’ils peuvent dépenser dans la boutique de souvenirs de ce drôle de parc d’attractions.
C’est presque comme dans la vraie vie : les pompiers sont équipés de pied en cap, les présentateurs télé lisent un prompteur et les artistes répètent leur chorégraphie sur scène. Les aspirants pilotes de ligne ont même accès à un simulateur de vols et à une cabine d’avion installés par British Airways, le principal partenaire du site londonien.
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L’idée de créer une “cité des enfants” comme celle-ci a germé dans la tête de Xavier Lopez Ancona, le fils d’un entrepreneur mexicain, à la fin des années 1990. Mais pour financer le premier parc d’attractions à Santa Fe en 1999, il lui a fallu plusieurs années. L’astuce ? Ce sont des centaines de partenaires, Nestlé, Coca-Cola, H & M, Nintendo, Shell et autres qui proposent des activités aux enfants. Après avoir ouvert à Tokyo en 2006, cet ex-employé de General Electric Capital a déployé son concept en Asie puis partout dans le monde, sous forme de franchise. On compte aujourd’hui 28 parcs de ce type, le dernier ayant ouvert à Abu Dhabi. Sans dévoiler son chiffre d’affaires, KidZania revendique 67 millions de visiteurs depuis l’origine.
A Londres, la direction de la franchise assure que 1,3 million de visiteurs, dont plus de 200.000 scolaires, ont déjà poussé la porte du parc d’attractions depuis son ouverture en juin 2015. Compter près de 50 euros pour un adulte et un enfant (de 4 à 14 ans). Avec le covid-19, les parcs ont temporairement fermé leurs portes. Ils réouvrent progressivement, à l’image de ceux de Corée du Sud et du Japon. Onze nouveaux KidZania sont en projet dont trois aux Etats-Unis, pour l’instant vierge, et un à Paris. En 2022, promet-on
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