Justice. Sous l’emprise du cannabis, elle insulte des agents SNCF dans le train Paris-Granville

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Une Parisienne de 38 ans a été condamnée ce mardi 23 juin 2020 par le tribunal d’Argentan (Orne) à une peine de quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir insulté et menacé de morts des agents de la SNCF.

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17 septembre 2019. Les services de la SNCF adressent une lettre plainte au procureur de la République d’Argentan dénonçant des outrages dont trois de leurs agents ont été victimes.

Ils expliquent que dans le train Paris-Granville, ils sont amenés à procéder au contrôle de deux voyageuses en 1re classe surprise en train de fumer.

Odeur de cannabis

Une forte odeur de cannabis se dégage dans la voiture.

Les deux voyageuses indiquent qu’elles n’ont pas de titre de transport.

Un procès-verbal est alors dressé à leur encontre pour voyage sans titre de transport et non-respect des interdictions de fumer.

C’est à partir de ce moment que ces agents reçoivent une pluie d’insultes et de menaces de mort.

Arrivés en gare d’Argentan, les agents et ces deux femmes descendent du train et attendent l’arrivée des services de Police.

Le soir même, alors que ces deux agents prennent le train pour regagner Paris, ils remarquent que ces deux mêmes femmes tentent de prendre le train alors qu’elles n’ont pas de billets.

Une nouvelle fois ils seront insultés et menacés.

Bien que chacune des contrevenantes ait présenté leur carte d’identité, il sera impossible de localiser et entendre la prévenue.

Interpellée à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle

Le procureur de la République d’Argentan délivre alors un mandat de recherches.

La prévenue sera interpellée le 4 mars 2020 à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle alors qu’elle partait en voyage, et sera placée en garde à vue et entendue sur les faits.

C’est une femme de 38 ans qui se présente aujourd’hui à la barre du tribunal et explique :

J’étais en état d’ébriété et j’avais fumé du cannabis. Je ne me rappelle rien. J’étais partie à Granville pour voir la mer. J’ai durant cette période fait une dépression, j’avais même arrêté mon traitement que je prends pour des troubles de la personnalité. Je n’allais vraiment pas bien, aujourd’hui tout va mieux, j’ai trouvé un emploi et je suis en totale abstinence, alcool et cannabis, ça a été un véritable électrochoc pour moi. »

Je ne les nie pas, je ne me rappelle pas, je vois les images, je me vois crier, je m’énervais contre un agent en particulier mais je ne sais plus ce que j’ai pu lui dire. »

Le ministère public souligne que « les agents SNCF ne sont pas payés pour se faire insulter et menacer de mort ».

Il demande au tribunal d’entrer en voie de condamnation en vue de consolider les efforts entrepris par la prévenue.

Il requiert une peine de six mois d’emprisonnement assortis du sursis probatoire pendant deux ans avec les obligations de soins, de travail et payer les sommes dues au trésor public.

Pour la défense, rien ne justifie que les agents SNCF se fassent insulter ou menacer.

Les faits sont reconnus bien qu’elle ne se souvienne pas étant sous l’emprise d’un mélange de cannabis et d’alcool.

Au regard des efforts entrepris par sa cliente, il demande au tribunal de lui octroyer une peine de sursis simple.

Après en avoir délibéré, le tribunal reconnaît cette femme coupable des faits et la condamne à une peine de quatre mois d’emprisonnement en totalité assortis du sursis simple pendant cinq ans.

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