Jean Castex ouvert à un confinement local “au vu de la situation dans nos hôpitaux”

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La seconde vague de Covid-19 est bel et bien là en France, comme dans de nombreux autres grands pays. Rien qu’en Ile-de-France, 17% des personnes testées au coronavirus sont positives, “un chiffre qu’on n’avait jamais atteint”, a souligné lundi sur RMC/BFMTV le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) Aurélien Rousseau, qui a fait état de 42% de patients Covid dans les services de réanimation de la région. Avec “474 malades, on a passé les 42% d’occupation” des lits de réanimation par des patients Covid en Ile-de-France, a souligné M. Rousseau. Il y a “plus de 1.480 personnes dans les lits d’hospitalisation conventionnelle, 672 dans les soins de suite et de réadaptation et presque une centaine dans les lits de psychiatrie”, a-t-il ajouté.Il avait alerté la semaine dernière sur la “grande marée” qui allait déferler sur les hôpitaux. “On pense qu’on a le temps mais à la fin il y a une course contre la montre”, a-t-il répété lundi. Signe alarmant selon lui, “on a par exemple aujourd’hui à Paris chez les 20-30 ans plus de 800 cas positifs pour 100.000. Le seuil d’alerte c’est 50. Et surtout, depuis trois jours (…) ces chiffres augmentent très rapidement chez les personnes âgées”, or “le passage entre les générations c’est ça qui est notre préoccupation majeure”. Au total, “17% des tests reviennent positifs, c’est un chiffre qu’on n’avait jamais atteint”, a souligné M. Rousseau.>> A lire aussi – Covid-19 : vous pouvez recevoir un test salivaire par la PosteLa France est “dans une deuxième vague forte” de l’épidémie de Covid-19 et “il ne peut plus y avoir de relâchement”, a souligné quant à lui le Premier ministre Jean Castex. Interrogé sur franceinfo sur la possibilité de reconfinements localisés, il a d’abord souligné qu'”un reconfinement général”, dont “les conséquences sont absolument dramatiques”, “doit être par tous moyens évité”. “C’est possible, si nous nous y mettons tous”, a-t-il estimé. Mais le chef du gouvernement a aussi jugé à propos de possibles confinements locaux que “rien ne doit être exclu quand on voit la situation dans nos hôpitaux”.L’exécutif examinera lors du conseil de défense hebdomadaire mercredi “les données épidémiologiques pour voir s’il y a lieu d’aller plus loin” après les tour de vis donnés dans plusieurs métropoles. Toulouse et Montpellier passeront mardi en zone d’alerte maximale en raison de la dégradation des indicateurs liés à l’épidémie de Covid-19, rejoignant d’autres grandes villes françaises comme Paris, Aix-Marseille, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne et Lille.>> Notre service – Faites des économies en testant notre comparateur d’Assurances SantéEmmanuel Macron pourrait ensuite s’adresser mercredi soir à la télévision aux Français. “L’option de parler aux Français mercredi sur la situation sanitaire est regardée de près”, a indiqué une source gouvernementale à l’AFP. “Nous sommes dans une deuxième vague forte”, a constaté Jean Castex qui “appelle de façon extrêmement claire à ce que nous nous mobilisions toutes et tous pour faire face à cette 2e vague (…) Il ne peut plus y avoir de relâchement”. Il a considéré que les Français avaient, en particulier pendant les vacances estivales, “considéré un peu trop vite que ce virus avait disparu”, tandis que lui-même ne “cess(ait) tout l’été d’appeler à la vigilance”. Il a ainsi jugé que “quelque chose ne va pas” quand ce week-end encore à Paris et en petite couronne, 95 des 500 contrôles effectués par les forces de l’ordre ont donné lieu à des “constatations d’infractions dans les bars et les restaurants”.>> A lire aussi – Covid-19 : la grande école de commerce de Nantes se transforme en cluster géantLa stratégie du gouvernement est “claire” – “une riposte graduée et territorialisée” -, tout comme le sont “les consignes depuis plusieurs mois”, a-t-il insisté, en appelant à “les respecter”. Interrogé pour savoir si le gouvernement pourrait, comme le gouvernement britannique, interdire les rassemblements de plus de six personnes, y compris dans des lieux privés, Jean Castex a souligné qu’en France, “le pays des libertés publiques”, cela n’est “juridiquement pas possible”, et a appelé les Français à “respecter les gestes barrières” y compris en famille.

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