Iran/Etats-Unis : vent d’inquiétude pour les marchés mondiaux

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Le ton ne cesse de monter entre les Etats-Unis et l’Iran, après l’assassinat du général Qassem Soleimani par Washington vendredi 3 janvier. Une situation géopolitique tendue qui affole les marchés, explique CNN. Les places boursières ont ainsi subi un fort contrecoup. Fermées pour la plupart vendredi, les Bourses du Moyen-Orient ont toutes ouvert à la baisse ce dimanche 5 janvier. En milieu d’après-midi, la Bourse du Koweit perdait 4 %, celle des Emirats Arabes Unis 3,06 % et le Tadawul – la Bourse de Riyad – 2,42 %.
Les marchés boursiers asiatiques semblaient également entrer dans une période de forte instabilité lundi 6 janvier à leur ouverture, tout comme les marchés européens. Selon Investing.com, le CAC 40 est en baisse de 0.90%. C’est -1.5% pour le Dax allemand. Les marchés américains sont également touchés par cette baisse : ouverture à la baisse de 193 points pour le Dow Jones, précise CNBC. Ouverture à la baisse également pour le Nasdaq et le S 500.
Record pour l’Or
La faute notamment aux récents tweets de Donald Trump qui a menacé de “répliques disproportionnées” l’Iran en cas d’action militaire de la part de Téhéran contre les intérêts américains. A cela s’ajoutent les menaces américaines de lourdes sanctions en Irak si les troupes américaines sont expulsées.
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Dans ce contexte, les investisseurs se tournent vers des actifs plus sûrs. L’or a ainsi atteint des records avec un bond de 1,6% à 1.575,37 dollars l’once, soit son plus haut niveau depuis 2013. Les rendements des obligations d’Etat se sont également détendus, expliquent Les Echos. Le taux de la dette française à 10 ans a ainsi reculé de 5,3 points de base à 0,02%. Même tendance pour le taux allemand, qui sert de référence en Europe. Il a perdu 6,2 points à -0,29%.
Craintes d’attaques
Les tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et l’Iran pèsent également, bien entendu, sur les cours du pétrole. Ils sont repartis à la hausse après la mort du général iranien et sont attentivement scrutés. Le prix du baril de Brent a ainsi augmenté 2% ce lundi matin pour atteindre les 69,99 dollars.
Les marchés pétroliers s’interrogent notamment sur la gravité des ripostes qui seront échangées par l’Iran et les Etats-Unis, analyse RFI. Ils craignent que Téhéran ne vise les installations pétrolières de l’Arabie saoudite, comme il l’avait fait à la mi-septembre à l’aide de drones. L’action de Saudi Aramco a ainsi plongé de près de 2% dimanche 5 janvier.
80 dollars le baril ?
Mais l’Iran pourrait également intensifier son harcèlement contre les tankers qui passent par le détroit de Bab el-Mandeb et celui d’Hormuz, deux secteurs stratégiques par lesquels transitent plus de 27 millions de barils de pétrole par jour. Conséquence : le prix des assurances maritimes devrait grimper et, ceux du pétrole de plus en plus volatils, avec des poussées de fièvre régulières.
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La crainte serait toutefois que le conflit n’atteigne les gisements du sud de l’Irak, deuxième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avec 4,6 millions de barils par jour. Si leur production devait être impactée par la montée des tensions entre Washington et Téhéran, cela pourrait avoir un effet dramatique sur le prix du baril de pétrole qui pourrait grimper à 80 dollars.

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