Impliquer une équipe, c’est la faire participer aux décisions

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Lorsqu’elles se sont rencontrées, Hélène Lebertre Moreschi était doctorante et Marielle Defontaine, sa directrice de thèse à l’université François-Rabelais de Tours. Fortes de leurs travaux de recherche et d’une technologie brevetée, elles fondent, en 2014, RheaWave, une start-up qui propose aux industriels de l’agroalimentaire et des cosmétiques des capteurs acoustiques permettant de suivre les produits en continu tout au long de la fabrication. Si les cofondatrices ont rapidement embarqué dans leur aventure une autre chercheuse, elles ont décidé, dès les recrutements suivants, d’introduire la mixité dans leur équipe. Issues d’un milieu à 80% masculin, celui de la recherche technologique, elles entendent, quant à elles, respecter une certaine parité.
«Nous travaillons dans l’innovation, explique Marielle Defontaine, et nous voulions proposer à nos salariés des avantages innovants.» Lors des premiers entretiens d’embauche, elles constatent qu’une gestion souple de leur emploi du temps est une attente récurrente chez les candidats. «Nous avons entendu parler d’un chef d’entreprise qui avait mis en place le système de congés illimités, nous l’avons contacté pour en savoir plus», raconte Hélène Lebertre Moreschi.
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Désormais, chaque collaborateur peut poser des congés comme il le souhaite, en prévenant à l’avance la direction. «C’est assez simple à organiser et cela se fait en bonne intelligence. Nous avons tous accès aux agendas des autres, ce qui permet de voir quels sont les impératifs à respecter pour l’activité.» Un système que les deux start-uppeuses veillent à inscrire dans le cadre des obligations sociales : cinq semaines de congés payés et respect des heures supplémentaires. Ce choix participe à la motivation de leurs six salariés et n’est, selon elles, jamais utilisé de manière abusive.
La communication et l’écoute sont au cœur de leur management. «Pour nous, développe Hélène Lebertre Moreschi, la qualité de vie au travail commence par le respect de chacun, la communication des informations et la participation aux décisions.» C’est d’ailleurs sur la proposition d’un collègue qu’a été institué un petit-déjeuner hebdomadaire permettant de discuter de manière informelle des activités de chacun. Plus ponctuellement, des activités fédératrices sont organisées, qu‘ils s’agissent de sorties sportives ou thématiques, autour de comportements civiques comme le zéro déchet par exemple.
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«La notion de direction, ce n’est pas rien, souligne Marielle Defontaine. Nous ne voulons pas la poser de manière patriarcale.» Comment croître et faire perdurer cet esprit collaboratif ? C’est la question que se posent actuellement les cofondatrices de RheaWave. «Nous sommes en train de réfléchir à de nouvelles formes de gouvernance, comme l’holacratie, sur laquelle nous souhaitons nous former», explique Hélène Lebertre. Cette vision est essentielle pour leur équilibre de cheffes d’entreprise. «La motivation collective nous soulage, précise Marielle Defontaine, elle nous libère de certaines préoccupations et cela contribue à mieux faire avancer les choses.»

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