Immobilier à Vannes : « On a perdu deux mois mais on ne renonce pas à notre projet » – Vannes – Le Télégramme

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Lecture : 3 minutes

Comme beaucoup de secteurs d’activité, l’immobilier a lui aussi subit un coup d’arrêt. Mais si la plupart des projets ont pris du retard, dans la majeure partie des cas, pour les ventes comme pour les locations on a su s’adapter.

Le 11 mai les agences immobilières ont rouvert leurs portes tout comme les promoteurs. Pour beaucoup, le déconfinement est un saut dans l’inconnu mais ils restent plutôt optimistes. « La plupart de nos clients ont repoussé leurs projets mais pour le moment très peu ont renoncé complètement », explique Eric Gicquel de chez Jehanno immobilier. Un point de vue que partage également Hervé Ferreira responsable de l’agence Laforêt immobilier à Vannes.

Attendre que le marché se stabilise

C’est le cas de ce couple de Saint-Avé qui avait signé la vente de sa maison en janvier et qui avait l’intention de racheter un bien dans la foulée. Mais en mars, ces trentenaires n’avaient toujours pas trouvé la maison de leur rêve… dans leur budget. Les prix vannetais les ayant un peu découragés, ils ont préféré se tourner dans l’immédiat vers une location trouvée in extremis à la veille du confinement « en attendant de trouver notre bonheur ». Aujourd’hui, ils préparent leur déménagement qui, lui aussi, a pris un peu de retard, notamment en raison des déchetteries fermées. « C’est un dommage collatéral qu’il a fallu prendre en compte. J’ai voulu faire du tri, et terminer des petits travaux et je me retrouve avec un tas de détritus », explique l’Avéen. Une fois installés dans leur location, ils prendront le temps. « Nous n’avons pas renoncé. Simplement nous nous laissons du temps pour réfléchir en espérant aussi que le marché de l’immobilier sur Vannes se régularise un peu ».

Une livraison du neuf différée

Pour cette famille bretonne qui souhaite investir pour compléter ses revenus, les choses sont un peu plus compliquées. « Nous avons signé un compromis en février, pour la vente d’une maison familiale qui se trouvait en région parisienne. Cette vente devait être effective en mai. Mais comme tout a pris du retard, nous sommes un peu inquiets. Les acheteurs n’ont pas renoncé et semblent même prêts à mettre davantage d’apport si besoin est, pour renégocier leur prêt bancaire. Mais cette vente conditionnait un investissement locatif et nous avions signé chez un promoteur. Là encore les travaux ont été un temps à l’arrêt ce qui implique une livraison différée de quelques mois, donc un manque à gagner sur les loyers », explique ce Morbihannais d’origine.

Le casse-tête des locations

Côté location, très peu de gens se sont retrouvés en galère mais pour certains c’est le casse-tête. « Les propriétaires ont été plutôt conciliants. Ils ont prolongé les baux de deux mois. En revanche, c’est maintenant que les choses vont se compliquer à l’image de cette cliente qui a donné son préavis pour août et qui n’a aucune solution pour le moment à compter de cette date puisqu’il y a très peu de nouveaux biens sur le marché », souligne Hervé Ferreira.

Quant aux financements là c’est un peu plus flou… Comment évolueront les taux, comment se positionneront les banques ? Vont-elles demander davantage de garanties ? « La question se pose et ce sont sans doute surtout les primo accédants qui en feront les frais », souligne Christine Masson chez Déclic immobilier.

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