Immobilier à Paris : ils vivent au vert mais ont besoin d’un pied à terre… – Le Parisien

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Chez STI Immo, dont les six agences quadrillent le XIVe arrondissement, on constate déjà cette tendance depuis quelque temps sur le secteur de la location, mais aussi de la transaction. « On en a qui achètent de quoi se loger quelques jours par semaine, explique Thierry Noal, le directeur de trois des six agences, dont celle de Montparnasse. Ce segment représente 5 à 10 % de notre marché des studios et deux pièces, mais il y a de fortes chances que la tendance s’inscrive durablement. »

Le schéma est généralement le même. « Ce sont des gens qui habitent en Bretagne, mais qui travaillent à Paris, et qui achètent donc de quoi se loger pendant quelques jours par semaine », explique un autre agent immobilier, autour de la gare Montparnasse. « Ce sont des CSP +, des CSP ++, des indépendants… des gens qui ont un travail à Paris ou des rendez-vous réguliers », ajoute Thierry Noal. « Ces acquéreurs se projettent très souvent. Acheter à Paris, c’est acheter une valeur refuge. C’est prévoir que peut-être son enfant viendra y étudier et que c’est bien d’y avoir quelque chose… » poursuit-il.

« Il y a les hôtels, les apparts hôtels, les Airbnb, mais cela ne convient pas à ces travailleurs car ils ne peuvent pas y laisser leurs affaires, donc ça les contraint à se déplacer toujours chargés », explique Marie-Christine Crolard, qui parle d’expérience. Elle a donc créé la plate-forme WeekAway qui met en relation ces travailleurs et les propriétaires qui ont une chambre libre ou un appartement habité à « temps partiel ». Une centaine de logements sont déjà proposés à Paris.

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« Les locataires signent un bail sur la durée, définissent en amont les jours où ils sont là ou non, les propriétaires ont toujours le même locataire avec qui se crée un lien », précise Marie-Christine Crolard. Raphaelle Laporte, 45 ans, est une utilisatrice de cette plateforme. Elle habite à Lille (Nord) et travaille depuis octobre 2018 à Paris, sans y vivre. La plupart du temps, elle fait l’aller-retour dans la journée avec le TGV, mais deux nuits par semaine elle dort dans un logement loué via WeekAway.

« J’ai la chance d’avoir une maison avec jardin à Lille, explique celle qui gère le tiers-lieu d’un assureur en plein centre de Paris. En porte-à-porte, c’est 1h30 de trajet : 15 minutes de vélo, 1 h de TGV – dans lequel je travaille – et 15 minutes de vélo ensuite… » Habitant en Isère, Jordan Chenevier, 29 ans, vient lui travailler une semaine sur deux dans la capitale. « À Paris, j’avais un problème : c’est que je n’avais aucun loisir sans dépenser de l’argent, explique-t-il. J’ai donc posé comme condition, à mon embauche, de pouvoir télétravailler une partie du temps… »

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