Immobilier : les campagnes peuvent-elles redevenir attractives ?

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Densité de population, manque d’espace, de nature, cherté de l’immobilier… A cette litanie de défauts communément attribués aux grandes villes, s’est ajouté, avec la pandémie, celui de la dangerosité sanitaire. Transports en commun, promiscuité, espaces confinés… les grandes villes ont donné le sentiment d’être de hauts lieux de propagation des virus. D’après une étude de l’Insee publiée lundi 18 mai 2020, plus de 450 000 Parisiens ont quitté la capitale pendant le confinement. Beaucoup de sont réfugiés au vert. Entre temps, le télétravail s’est développé… Une partie des citadins pourrait-elle déménager, quitter la ville pour la campagne ? 

Guillaume Erner reçoit Jean-Pierre Schaefer, ingénieur économiste, ancien responsable des études économiques Habitat à la caisse des dépôts, intervenant au CNAM, auteur notamment de « Aides et financements de projets de logements », ed. Le Moniteur.

La spécificité française des résidences secondaires 

Avant la question était de savoir si les gens vont acheter une résidence secondaire ou des résidences principales. Donc, il faut considérablement nuancer l’idée qui est que nous assistons à un exode des familles vers une campagne proche. Par exemple, en France, vous avez 3,5 millions de résidences secondaires, mais là-dedans, seulement 1,5 million sont des maisons. C’est-à-dire a que l’autre moitié des résidences secondaires sont des appartements.”

La France est un grand marché de l’immobilier. Aucun pays d’Europe ne construit autant que nous. On a peu près 36 millions de logements. Nous avons  énormément de résidents secondaires, contrairement à nos voisins d’Allemagne ou de Grande-Bretagne. Donc, quelque part, oui, c’est un marché important et il peut y avoir aussi de la rotation sur ce marché-là. Jean-Pierre Schaefer

Une maison de campagne désormais résidence principale ? 

En France, plus de la moitié de la population habite dans une maison. Et on n’imagine pas que ce soit les gens qui vivent dans des maisons situées en zones urbaines qui vont déménager. Et nous sommes dans cette période de post-confinement où nous nous sommes tous posés effectivement la question de savoir si nous ne serions mieux dans une maison.”

Le mouvement de l’exode vers la campagne est un marché qui devrait se subdiviser entre les ménages solvables et d’autres qui sont difficilement solvables. Donc le mouvement que nous sommes en train d’imaginer concerne uniquement la partie des gens qui sont dans des appartements qu’ils trouveraient peu agréable et qui sont plutôt des familles. Jean-Pierre Schaefer

Vous pouvez (ré)écouter l’interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

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