Immobilier : la plupart des chantiers ont repris en Ile-de-France mais ne tournent pas à 100% – Le Parisien

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Le 16 mars, comme dans la plupart des entreprises en France, l’activité s’est arrêtée pour le Groupe Gambetta. Le promoteur coopératif, adhérent de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), qui est également bailleur social en Ile-de-France, à Nantes, Tours et Nice, indique avoir repris la plupart de ses chantiers le 11 mai.

Douze sur treize précisément en Ile-de-France. Le treizième n’a pas pu recommencer pour une question de déplacement d’un transformateur. «On a presque tout rouvert. Deux semaines avant, on a fait un protocole sur les modalités de la reprise. Il a fallut négocier avec les entreprises », avance Norbert Fanchon, le président du directoire. Parmi les choses à voir : la distanciation des ouvriers dans les véhicules, le doublement des bungalows pour qu’ils aient plus de place, l’organisation du travail afin d’éviter le maximum de contacts…

«Le coût sanitaire est partagé avec les autres entreprises. C’est négocié chantier par chantier. On apprend à marcher ensemble. Personne n’a intérêt à fragiliser l’autre », précise-t-il.

Impossible de rattraper les deux mois d’arrêt

Pour sa société, le coût s’élève entre 5000 et 10000 euros par mois et par chantier. «Ce qu’on ne prend pas en compte, c’est la productivité. Au lieu de douze mois, le chantier peut en mettre quinze. Cela pénalise les entreprises tant sur la trésorerie qu’avec les clients car les pénalités sont gelées jusqu’au 24 juillet avec les maîtres d’ouvrages, mais pas avec les clients. Ces derniers peuvent se retourner contre nous», reprend le promoteur. Impossible selon lui de rattraper les deux mois d’arrêt.

«En 2021, il faudra rembourser le prêt garanti par l’Etat. On ne connaît pas encore les conditions. Quelle sera l’ampleur de la reprise économique ? C’est trop tôt pour voir les conséquences sur le logement », estime-t-il.

«Je suis serein. On est en pénurie de logements. Le besoin est bien là»

Tous ses projets ont deux-trois mois de retard et il n’y a pas eu de rémunération, puisqu’il n’a pas été possible de commercialiser. Le lancement d’autres projets est également suspendu à l’instruction des permis de construire dont la reprise est attendue le 24 mai. Sur l’Ile-de-France, 25% des projets sont selon lui suspendus et un autre quart qui aurait dû se faire, n’aboutirait pas compte tenu du contexte.

Norbert Fanchon reste malgré tout confiant : «Je suis serein. On est en pénurie de logements. Le besoin est bien là. » Autre atout de taille qui aide : dans son entreprise, qui affiche 225 millions d’euros de chiffre d’affaire, les actionnaires sont les salariés et la société affiche 110 millions d’euros de fonds propres.

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