Immobilier : et si les prix ne baissaient pas ?

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Après ce confinement et, alors même que nous ne sommes pas encore sortis de cet épisode covid, beaucoup s’interrogent : comment va évoluer le marché de l’immobilier ?

On a pu se sentir à l’étroit dans son appartement. On a envie d’une terrasse ou d’un balcon. D’avoir un bureau pour télétravailler. De changer de vie. Il y a les évènements familiaux aussi : naissance, divorce, mariage… Bref, les raisons pour déménager, vendre ou acheter, sont encore plus nombreuses qu’avant la crise. 

Mais on peut aussi hésiter, si on est acheteur. Pourquoi se précipiter si les prix venaient à baisser, en cas de crise économique ? 

Si on est vendeur, faut-il vendre vite, en faisant confiance aux nouveaux outils de visite virtuelle ? 

Ou faut-il attendre que les acquéreurs potentiels soient complètement mobiles ? 

Eh bien ça dépend beaucoup de notre moral, et il va faire des montagnes russes. Hier j’ouvrais cette chronique en vous parlant de dépôts de bilan en cascades. Ce matin j’aurais pu l’ouvrir en vous parlant de l’envolée des Bourses mondiales, grâce aux avancées du vaccin de Moderna, au plan de relance européen et aux chiffres de reprise en Allemagne qui sont meilleurs que prévus. 

Il se passe exactement la même chose sur le marché du mètre carré. Il y a autant de facteurs à la hausse qu’à la baisse. 

Là où on manquait de logement – dans les métropoles, dans les villes touristiques – l’offre n’a pas augmenté, ou pas assez pour changer l’équilibre du marché. Il y a peut-être des biens loués en location saisonnière qui vont revenir à a vente. Mais il n’y pas plus de constructions neuves, il y en a même moins. Et il sera plus cher et plus long de construire en respectant les gestes barrières. 

Il y a évidemment le risque d’une deuxième vague de l’épidémie ou de casse sociale. Il y a aussi des petites villes qui vont perdre des emplois. 

Mais si ça va mal, la Banque centrale européenne maintiendra les taux bas en émettant plus de monnaie. Ce qui nourrit la bulle immobilière : car la pierre apparaît comme un placement refuge. 

Donc pas de forte baisse en vue ? 

Peut-être une correction des excès, des baisses de 10 à 15% sur les biens qui présentent un défaut et seront plus longs à vendre. En Chine, selon le cabinet de conseil BCG, le niveau des transactions a déjà retrouvé 85% de la période avant Covid. La pandémie n’a pas pénalisé la population aisée, qui peut devenir propriétaire, mais a affaibli les plus précaires. 

L’agence Standard and Poor’s table au final sur une baisse de 1,4% du marché français, soit une quasi stabilité. C’est une moyenne, bien sûr, et une prévision révisable. Personne n’a de boule de cristal. 

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