Immobilier dans les Pyrénées-Orientales : ruée sur les maisons individuelles – lindependant.fr

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Sous quels auspices se présente le déconfinement pour les professionnels de l’immobilier ?

Frédéric Malquier : La reprise est au rendez-vous. Depuis le 11 mai, nous avons un taux de transformation important : de nombreuses personnes qui rentrent dans les agences signent un compromis de  vente. Elles ont généralement bien réfléchi à leur projet et déjà contacté leur banquier. Pendant le confinement, nous avons constaté un doublement des visites virtuelles. Les gens en ont profité pour effectuer des recherches, pour épuiser toutes les voies possibles afin de s’assurer que le logement qu’ils ciblaient était bien le bon. Et dès la sortie du confinement, ils sont venus en agence pour finaliser la vente. 

Une clientèle nouvelle

Ces deux mois de confinement ont-ils fait émerger de nouvelles tendances ?

Clairement. La demande en matière de maisons individuelles a augmenté de 25 % et les superficies recherchées sont en hausse de 115 à 150 %. Les gens veulent plus d’espace, pour avoir un intérieur plus cosy et pouvoir télétravailler. La présence d’un jardin ou d’une terrasse est également devenue un critère plus important qu’auparavant. 

Constatez-vous des changements en ce qui concerne la clientèle ?

Nous avons une clientèle nouvelle qui vient des grandes villes et qui veut quitter le milieu urbain. Cet afflux profite notamment aux villages situés en périphérie de Perpignan et à l’arrière-pays. Il y a aussi un attrait financier : un T4 sur Perpignan coûte le prix d’un T2 à Montpellier.   

Locations de vacances : “Une belle carte à jouer”

Qu’en est-il des locations de vacances ?

Pendant le confinement, ça tournait vraiment au ralenti. Par contre, depuis début mai, nous avons de nouveau des demandes de réservations. Nous nous sommes adaptés en proposant des modalités facilitées de remboursement et d’avoirs. Près de neuf Français sur dix comptent rester sur le territoire national et partir en vacances cet été. Le tourisme sera local. Nous avons une belle carte à jouer.  

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur le marché ?

L’immobilier reste une valeur refuge. Les prix sont restés stables aussi bien en montagne qu’en plaine et les taux d’intérêt demeurent très attractifs (autour de 1 %).

L’immobilier reste une valeur refuge

Pendant le confinement, les transactions et les locations de vacances ont ralenti, mais en ce qui concerne les interventions sur les copropriétés et les appartements, les agences ont travaillé presque normalement, même si elles étaient fermées. 

Comment les professionnels du secteur ont-ils fait pour s’adapter à cette situation inédite ?

Beaucoup de confrères qui ne le faisaient pas encore se sont lancés dans les visites virtuelles et ont mis en place un processus de signature électronique pour pouvoir conclure les compromis de vente à distance. On a dû faire preuve d’imagination afin d’être le plus présent possible sur Internet.  

Le confinement a transformé les modalités de recherche immobilière. Mais le moral des Français est bon et ils gardent confiance en l’immobilier. S’il n’y a pas de deuxième vague, nous surmonterons bien cette crise. 

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