Immobilier : comment se comportera le marché à la fin du confinement ?

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C’est l’une des interrogations du moment en matière d’économie. Comment va reprendre le marché de l’immobilier après la crise ? Y aura-t-il de bonnes affaires à faire ? Tous les professionnels interrogés sont formels : on note un frémissement depuis quelques jours sur les sites des agences. C’est comme si l’immobilier avait été congelé depuis le début du confinement, mis sur pause.

Selon un enquête réalisée par The Harvard Review Business en Chine, on constate que l’immobilier est le secteur qui est reparti le plus après le confinement. Dans , on peut lire que 26% des Français veulent changer de logement après le confinement. Habituellement, le turnover sur le marché est d’environ 6%.

On veut des terrasses, des jardins, une pièce en plus. Mais ces personnes auront-elles les moyens de changer de logement ? C’est là où il faut être prudent. On est dans un moment particulier, que le marché immobilier n’a jamais connu, que personne n’a jamais connu. Nous sommes protégés par la bulle du confinement.

Les prix baisseront-ils ?

Personne ne mesure la violence du ralentissement économique que nous sommes en train de vivre. Il n’y a pas de perte de pouvoir d’achat en ce moment, c’est même le contraire. Les économistes de l’OFCE estiment que les Français vont économiser 55 milliards au cours des 8 semaines de confinement. C’est la moitié de leurs revenus, parce qu’on ne peut pas consommer.

Mais quand on va sortir du confinement, c’est là que les entreprises vont repartir, qu’on risque d’avoir les premières faillites, les premières réduction d’effectifs. Et à ce moment-là le marché de l’immobilier, comme le reste de l’économie, subira un coup d’arrêt. De là à espérer que les prix baissent ? En tout cas c’est ce que beaucoup d’acheteurs espèrent. 

Mais cette baisse n’est pas du tout certaine. Quand on décrypte une étude de , on voit que 14% des acheteurs attendent de voir si les prix vont baisser, alors que les vendeurs maintiennent leurs projets au même titre qu’avant. Ce décalage peut conduire à un rallongement des délais de vente qui tournaient autour de 75 jours en moyenne avant le confinement. 

Des banques plus exigeantes

Les acheteurs qui achètent pour louer sont aussi plus frileux en ce moment, et ça peut faire baisser le prix des petites surfaces en centre-ville. Mais globalement, à ce stade, on ne sent pas une baisse des prix. Par contre, concernant les taux pour un emprunt, ils remontent depuis la fin de l’année dernière. Les conditions d’octroi aussi. 

En décembre, le taux moyen était à 1,12%, il est aujourd’hui aux alentours de 1,16%. On est toujours dans des taux historiquement très bas. En revanche, si les banques restent dans le même esprit qu’avant, elles accordent moins de crédits. Elles demandent plus d’apports personnels. 

D’après l’Observatoire du crédit logement, ça pourrait faire sortir du marché 220.000 primo accédants, qui ne pourront pas entrer sur le marché immobilier. En tout cas, il y a quelque chose qui ne change pas, et qui plaide en faveur d’un maintien du marché au niveau actuel, c’est que 68% des Français interrogés par Meilleurs Agents estiment que la pierre est une valeur sûre, une valeur-refuge. Et ça, en période de crise et de doute, ça vaut de l’or. 

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