IMMOBILIER. Après l’expérience du confinement, les maisons avec jardin pourraient prendre de la valeur

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3 questions à Philippe Cuer, président de la FNAIM Rhône-Alpes : “Nous nous attendons à un mouvement vers les villes dites moyennes”

Quels ont été les effets du confinement sur le marché de l’immobilier en Rhône-Alpes ?

Durant cette période, toutes les mobilités ont été mises en pause. Plus de mouvement, plus de marché : ni acheteurs, ni vendeurs pour la transaction et peu de location aussi. De même, la construction en a pris un coup. Le marché de la location saisonnière a lui aussi été frappé de plein fouet.

Toutefois, les agences ont continué à assurer leurs mandats de gestion locative, les syndics ont répondu aux besoins des copropriétaires, d’autant plus essentiels en situation de confinement.

Mais, la transaction a été stoppée nette, en mars et surtout en avril qui, habituellement, sont des excellents mois de transactions. La FNAIM a d’ailleurs bataillé et obtenu la signature électronique pour tous les actes notariés, afin de permettre à ses clients d’aller au bout des projets initiés avant le confinement.

 Hormis les projets déjà lancés, la reprise sera sans doute lente. Mais au moins, je suis rassuré de ne pas constater d’indicateurs de défiance.

Les maisons avec jardin ou appartements avec terrasse font-ils l’objet d’une demande accrue ?

Nous nous attendons à un mouvement vers les villes dites moyennes. Il y a eu sur le terrain quelques contacts en ce sens. Mais pour l’instant, ce mouvement ne s’est pas encore concrétisé. En en période de confinement, il y a eu une envie de nature et d’ailleurs, c’est normal. Difficile de dire si les ménages vont concrétiser cette envie. Vont-ils quitter s’orienter vers une résidence secondaire, ou quitter le centre et les métropoles au profit d’une banlieue un peu plus lointaine ? Est-ce qu’ils iront jusqu’à changer de taille de ville…

Est-ce que le marché des biens en ville, comme à Lyon, pourrait être moins sous tension ?

Aujourd’hui, je vous le dis clairement, non. Le déploiement du télétravail, qui pourrait entrainer cette hypothèse, commence à peine ! S’il y a un mouvement hors des métropoles, cela soulagera le marché, mais je doute que cela aille jusqu’à la fin totale des tensions, en tout cas à court terme. Les habitants des métropoles, qui ont les capacités financières, chercheront à avoir une résidence secondaire et non à quitter la ville. L’évolution du marché de l’immobilier dépend aussi des changements du monde du travail. Malgré les difficultés économiques du moment pour nos adhérents, je pense qu’on est tous curieux de voir comment va évoluer la société après cette période. Cela aura forcément un impact sur l’immobilier.

Propos recueillis par Nathalie GARRIDO

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