Immobilier. Acheter un logement neuf coûte plus cher à Toulouse depuis le covid-19, montre une étude

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« Il n’y aura donc pas de baisse généralisée des prix. Pour l’instant, les prix se stabilisent », indiquait il y a quelques jours Maître Philippe Pailhès, président de la Chambre des notaires de la cour d’appel de Toulouse. 

Avec sa « réserve d’acquéreurs d’avant la crise » (environ 13 acquéreurs pour 10 vendeurs à Toulouse, NDLR), l’agent immobilier Laurent Colombel, pour le Cabinet Bedin Immobilier observait un rapport de force en faveur des vendeurs », d’où des prix à la hausse sur Toulouse avant le début de la crise.

La tendance a-t-elle perduré depuis le début de la crise sanitaire, crise qui a engendré l’effondrement des transactions?

C’est « oui » , selon les derniers chiffres du baromètre de Trouver-un-logement-neuf.com qui a analysé l’évolution des prix dans les logements neufs sur les six derniers mois.

Une des plus fortes hausses à Toulouse

Selon ce baromètre, acheter un logement neuf coûte plus cher à Toulouse depuis le coronavirus. Et la Ville rose serait parmi les quatre métropoles où les prix ont le plus augmenté. 

L’évolution des prix de l’immobilier neuf sur les six derniers mois dans les grandes villes de France

Toulouse reste la grande ville la plus abordable

Comme le montre le tableau, la hausse quasi-généralisée en comparaison des prix moyens pratiqués pour un trois-pièces en novembre 2019. Seule exception parmi les grandes villes : Nantes où le prix moyen d’un trois-pièces diminue de 2,6 % en six mois.

Derrière Lille (+ 8,7 %), Montpellier (+5,6%) et Bordeaux (+4,8%), Toulouse affiche une hausse de 4,2% en un semestre. Toulouse, malgré cette hausse, reste la grande ville la plus abordable à 250 000 euros pour un trois-pièces.

Petite baisse entre avril et mai

Le baromètre donne également une indication intéressante : sur les 30 derniers jours, c’est-à-dire à cheval avant et après le déconfinement, Toulouse affiche des prix des logements neufs en baisse de 0,8 %. Un début de retournement de conjoncture?

Difficile à dire selon le baromètre qui ne voit pas, à l’avenir une grande baisse des prix dans des métropoles comme Toulouse :

Pour l’heure et comme l’ont dit déjà plusieurs grands promoteurs, face à la pénurie de logements neufs disponibles avant l’épidémie de coronavirus, face au ralentissement de la délivrance des permis de construire pendant le confinement, en attendant le verdict du second tour des élections municipales, les prix de l’immobilier neuf ne devraient pas diminuer, à plus forte raison dans les grandes villes. D’autant que la demande y est restée bien présente durant le confinement. Les logements neufs avec de larges terrasses, voire jardins privatifs, déjà réputés pour être plus chers, y ayant d’ailleurs tirés leur épingle du jeu.

La méthodologie de l’étude
Le prix moyen actuel de l’immobilier neuf dans les 10 plus grandes villes françaises a été calculé le lundi 25 mai 2020 par type de surface, selon les prix indiqués chaque jour par les annonceurs du site Trouver-un-logement-neuf.com : sur une base minimale de 5 programmes immobiliers neufs différents pour chaque localité, soit plusieurs dizaines de prix de logements neufs comparés.

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