Il n’y a plus de “problème d’endettement public” selon Patrick Artus

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La crise du coronavirus a affecté toutes les structures de l’économie mondiale. De quoi forcer certains pays à revoir leurs prévisions de budgets, de croissance, mais aussi de dettes. Comme le relève Patrick Artus dans une chronique pour Le Point, les pays de l’OCDE devraient connaître un déficit public de 14 % du PIB pour l’année 2020. En parallèle, le taux d’endettement public devrait également augmenter de deux points du PIB. Pour la France, souligne l’économiste, cela signifie un déficit public de 9 % du PIB en 2020 et un taux d’endettement public en hausse de 17 points. Une situation qui inquiète bon nombre de décideurs publics, mais pas Patrick Artus. Comme il l’écrit, “il ne sera pas nécessaire de réduire l’endettement public, de rembourser la dette publique émise en 2020 et après”.
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Il liste plusieurs raisons qui devraient apaiser les esprits et qui expliquent pourquoi un débat sur le montant des dettes publiques à rembourser ne fait au final pas grand sens, selon lui. “Si les Banques centrales ne réduisent jamais la taille de leurs bilans, la dette publique qu’elles détiennent est de fait annulée”, commence-t-il ainsi à expliquer dans les colonnes de l’hebdomadaire. Précisant qu’en réalité, ces établissements reversent leurs profits aux États, “cette dette publique est [donc] gratuite”, et ce, de façon perpétuelle. “Elle n’existe pas, elle a été annulée, et elle n’aura jamais été réduite ou remboursée”, insiste Patrick Artus.
Un débat sur un remboursement est “tout à fait inutile”
La seule dette publique qui pourrait donc être source d’inquiétude serait celle qui n’est pas détenue par ces Banques centrales. Là encore, selon l’économiste, la situation n’est toutefois pas si catastrophique. Il souligne notamment qu’en raison de la crise actuelle liée à la pandémie, devrait survenir “un fort excédent durable d’épargne du secteur privé”.
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Le comportement des ménages qui ont épargné pendant le confinement devrait quelque peu perdurer selon lui, davantage par précaution au vu des incertitudes sanitaires et économiques. Et d’analyser : “S’il y a un important excès d’épargne privée, et si de plus l’aversion pour le risque est forte, cette épargne privée devrait s’investir sans difficulté dans la dette publique, et permettre le maintien d’un taux d’endettement public élevé”.
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Sans compter que les États ont également la possibilité de se financer, en cas de coup dur, à des taux d’intérêts très bas, et sur du très long terme. Après toute cette réflexion, l’économiste en arrive donc à la conclusion qu’il n’y a en réalité aucun problème d’endettement public et va même jusqu’à affirmer que tout débat sur des supposés efforts à fournir pour rembourser cette dette est par conséquent “tout à fait inutile”.

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