Gilles Campion est poursuivi pour homicide involontaire

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Dans quelles circonstances une mère de famille de 32 ans a-t-elle pu perdre la vie, samedi 4 juillet, au Parc d’attraction Saint Paul (Oise) ? C’est sur cette question que s’est penché le parquet de Beauvais, qui a décidé de poursuivre Gilles Campion, directeur du parc, pour homicide involontaire, rapporte Actu Oise. La jeune femme avait chuté du roller coaster alors qu’il était en marche. Si l’expertise du manège affirme que l’attraction ne présentait aucune anomalie au moment du drame et que les contrôles étaient en règle, l’enquête a révélé qu’entre le passage de la commission de sécurité, en novembre 2019, et l’ouverture du parc en juin 2020, les ceintures de sécurité des nacelles avaient été retirées. “Selon l’expert, les ceintures auraient permis d’éviter que les personnes de forte corpulence, comme la victime, ne soient éjectées du manège”, indique le rapport du procureur.
Mais selon Gilles Campion, mis en examen à la suite de son audition, mercredi 8 juillet, ces ceintures n’étaient pas indispensables et “ne constituaient pas un réel élément de sécurité”. Une version qu’a défendu face aux gendarmes, un ancien salarié de Gilles Campion, relayé par Oise Hebdo. “Je ne saurais dire si l’absence de ceinture est la cause de la chute, car normalement, de série, ce manège n’en possède pas. Il est homologué pour fonctionner juste avec une barre de sécurité. Les chutes ne sont donc pas censées arriver, même en l’absence de ceinture. (…) Suite à l’accident de 2009, où il a été reconnu que c’est le comportement de la victime qui était en cause, le parc a décidé d’ajouter ces ceintures, afin de rassurer le public. Mais d’un point de vue technique, nous n’étions pas obligés”, explique celui qui était responsable de l’attraction jusqu’à fin novembre 2019.
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Ce dernier assure également que Gilles Campion n’a jamais lésiné sur les moyens en ce qui concerne la sécurité de ses attractions. D’ailleurs, “plus de 400 000 euros d’investissement ont été injectés sur le Coaster Formule 1, affirme-t-il. Chaque année, chaque élément du manège était démonté, les pièces à usure changées, si bien qu’en avril, à la réouverture, les voitures sont pratiquement à l’état neuf.”
Selon le parquet, Gilles Campion aurait dû demander un autre contrôle du manège après avoir retiré les ceintures. Le procureur a donc décidé de mettre en examen le directeur du parc pour “homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence”. “Cette mise en examen nous permettra d’avoir accès au dossier et de nous défendre”, a-t-il indiqué, relayé par Oise Hebdo.
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Cet accident mortel n’est pas le premier qu’a connu le Coaster Formule 1. En août 2009, une femme de 35 ans avait elle aussi perdu la vie en chutant de l’attraction dans un virage. L’enquête avait conclu que l’accident était dû “au comportement inapproprié de la victime”.

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