Expatriés : dans quels cas avez-vous intérêt à cotiser pour votre retraite à la Caisse des Français de l’étranger ? – Capital.fr

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Vous partez travailler à l’étranger et vous vous demandez si vous avez intérêt (ou non) à adhérer à la caisse des français de l’étranger (CFE) ? Tout dépend des conditions dans lesquelles vous partez et de votre pays de destination. Si vous êtes détaché par votre employeur, la question ne se pose même pas. Tant que vous continuez à percevoir des feuilles de paie “françaises” et à cotiser en France, cette période n’aura aucune incidence pour votre future retraite, quel que soit le pays dans lequel vous allez travailler. Vous continuerez à acquérir les mêmes droits pour votre retraite que ceux que vous auriez acquis si vous étiez resté en France. Vous n’avez donc aucun intérêt à adhérer à la CFE.

En revanche, la situation est différente, si vous n’êtes pas détaché mais expatrié, avec un contrat de travail local. Dans cette hypothèse, vous ne cotiserez plus en France mais dans votre pays d’expatriation. Il faut alors distinguer deux situations. S’il s’agit d’un pays de l’espace économique européen (pays de l’Union européenne, Islande, Liechtenstein et Norvège) ou qui a signé une convention bilatérale de Sécurité sociale avec la France (la liste des pays signataires figure sur le site du Cleiss), vos périodes à l’étranger seront prises en compte pour déterminer votre durée d’assurance “tous régimes confondus” en tant que trimestres validés.

Cela veut dire qu’elles seront retenues pour calculer la durée d’assurance qui sert à déterminer si vous avez le droit au taux plein ou non. Mais on n’en tiendra pas compte en revanche ni pour le calcul de votre salaire annuel moyen ni pour apprécier votre durée d’assurance dans le régime général français. Là encore, l’adhésion à la CFE n’aura pas véritablement d’intérêt, sauf à “transformer” vos trimestres validés en trimestres cotisés. Mais c’est cher payé à moins que cela soit pris en charge par votre employeur.

Si vous partez dans un pays qui n’a pas signé de convention de sécurité sociale avec la France, vos périodes d’expatriation ne seront pas retenues … sauf si vous adhérez à la CFE, auquel cas, vos trimestres seront décomptés en tant que trimestres cotisés avec report de salaire sur votre compte. Si l’adhésion à la CFE fait partie de votre package d’expatrié – autrement dit, si votre employeur a prévu de cotiser pour vous, là encore, la question ne se pose pas. Peu importe que l’opération soit rentable ou pas, dès lors que cela ne vous coûte rien !

En revanche, si vous devez négocier la prise en charge de vos cotisations par votre employeur (ce qui risque de se traduire à budget de rémunération équivalent par une diminution de votre salaire net) ou cotiser sur vos deniers personnels, vous devrez vous interroger sur la rentabilité de cette adhésion. “Comme pour un rachat de trimestres, vous devrez mettre en balance ce que cela vous coûtera de cotiser volontairement pendant 5 ans, 10 ans … et ce que cela vous rapportera en termes de supplément de retraite, en tenant compte de l’impact de cette opération sur votre retraite de base mais aussi sur votre retraite complémentaire. Si votre période d’expatriation se situe plutôt en fin de carrière, cela sera plus facile à apprécier. Si votre délai de retour sur investissement est de l’ordre de 5 ou 6 années, cela en vaut la peine. En revanche, s’il dépasse votre espérance de vie théorique à la retraite, le jeu n’en vaut pas la chandelle”, explique Dominique Prévert du cabinet spécialisé Optimaretraite.

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