Essai Alfa Romeo Giulia et Stelvio 2020 : l’hybride se fait attendre…

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Alfa Romeo fait partie des constructeurs automobiles généralistes les plus pénalisés en France par le malus écologique. Cela se ressent sur les ventes. De janvier à octobre 2019, 720 Giulia et 1.326 Stelvio ont été vendues, des chiffres en baisse de 52% et 44% respectivement par rapport à l’année précédente. L’arrivée des versions “MY20” laissaient espérer l’arrivée d’une motorisation hybride sous le capot de ces deux modèles pour réduire les émissions de CO2. Que nenni ! L’électrification attendra 2021 pour laisser la primeur au futur SUV de la marque, le Tonale, prévu la même année.
On retrouve donc les mêmes motorisations que les versions précédentes sous le capot, notamment le 2.2 diesel (disponible en 136, 160 et 190 ch), qui fera la majorité des ventes sur le marché français. Mais alors, quelles sont les nouveautés apparues sur ces modèles restylés ? Vous ne les verrez pas non plus de l’extérieur, puisque les seules nouveautés se limitent à de nouvelles couleurs de carrosserie, dont un jaune moutarde (Ocre Junior GT, en photo) qui ne devrait pas faire l’unanimité en France.
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Enfin un écran tactile
Il faut monter à bord pour remarquer la présence du nouveau système multimédia. Plus ergonomique, il gagne aussi en modernité avec une interface personnalisable via des widgets comme sur les smartphones. L’écran de 8,8 pouces (de série) est désormais tactile, ce qui facilite grandement la manipulation. Le système peut aussi se commander avec une molette comme chez BMW. Selon le constructeur, cela facilite la manipulation en roulant. Après, tout est question d’habitude. La qualité perçue a également été améliorée, notamment au niveau du levier de vitesses qui présente un nouveau revêtement en cuir. De nouveaux rangements font aussi leur apparition, dont un est dédié à la recharge du téléphone par induction.
La qualité perçue a été améliorée par rapport au modèle précédent. – SP/Alfa RomeoLe système multimédia est plus moderne et gagne un écran tactile. – SP/Alfa RomeoEnfin, les Giulia et Stelvio “MY20” rattrapent leur retard sur la concurrence en matière d’aides à la conduite. Elles proposent ainsi la surveillance des angles morts, l’aide au maintien dans la voie de circulation, la surveillance du conducteur ou encore le régulateur de vitesse avec conduite semi-autonome.
Un vrai plaisir au volant
S’il y a bien un domaine dans lequel les Giulia et Stelvio marquent des points, c’est bien la qualité de leur châssis. Au volant du Stelvio, nous n’avons pas la sensation de conduire un SUV tant la prise de roulis est limitée. Le confort de roulement est également de bon niveau, malgré les jantes de 20 pouces qui équipent notre modèle d’essai. En revanche, nous sommes plus déçus par la direction, trop légère et trop directe, même si la marque assure avoir amélioré le ressenti par rapport à la version précédente. Le 2.0 turbo essence de 200 ch de notre version n’est pas très démonstratif et communicatif (la sonorité est quelconque). Il est très linéaire et s’essoufle, passés les 5.000 tr/min, mais il fait preuve d’une bonne souplesse à bas régime.
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Grâce à sa position de conduite plus basse, la Giulia est encore plus agréable à conduire. Mais ce plaisir est en grande partie gâché par la sonorité très présente du 2.2 diesel à l’accélération. Autre regret, la présence de légers à-coups de la boîte de vitesses quand le mode “Dynamic” est enclenché. Enfin, ceux qui auraient peur de conduire une propulsion (roues arrière motrices) peuvent se rassurer : l’ESP de la Giulia n’est pas déconnectable. Du coup, la voiture a plutôt tendance à sous-virer dans les virages.
Le plaisir de conduite est toujours au rendez-vous mais le diesel est trop sonore à l’accélération. – SP/Alfa RomeoBilan de l’essai
Pour ses 110 ans, on espérait mieux de la part d’Alfa Romeo. Les Guilia et Stelvio restent de bonnes voitures et ont corrigé certains de leurs défauts, tout en se mettant à jour en matière d’équipements technologiques. Mais leur principal problème est toujours là : l’absence de motorisations hybrides les pénalise sur le plan de la fiscalité. D’autant que les seuils du malus écologique vont encore se durcir prochainement…
LES PLUSDesign toujours dans le coup
Plaisir de conduite
Nouveau système multimédia réussi
LES MOINSDiesel bruyant à l’accélération
Direction trop légère
L’hybride se fait attendre…
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