Epargne : l’Afer baisse le taux de son fonds en euros et lance un PER maison

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L’Association française d’épargne et de retraite (Afer) adapte le rendement de son fonds garanti en euros à l’environnement de taux durablement bas. La principale association d’épargnants en France, qui compte un peu plus de 760.000 adhérents et 55 milliards d’euros d’encours, a annoncé, ce mardi 14 janvier, un taux de rendement net de 1,85 %, pour ses fonds en euros, dont les contrats sont gérés par l’assureur britannique Aviva. Il s’élevait à 2,25% l’année précédente.

Ce taux, en nette baisse, était très attendu car il est perçu comme la référence du marché tricolore pour les fonds en euros. Un marché sous pression, puisque les sommes placées sur ces supports sécurisés (1.400 milliards d’euros sur les 1.700 milliards d’euros de l’encours total de l’assurance vie en France) sont principalement investies sur le long terme en dette souveraine, autrement dit dans des emprunts d’Etat, dont le rendement est proche de zéro, voire négatif.

Un taux en net repli

A titre de comparaison, l’association Gaipare, plus petite avec quelque 55.000 adhérents, a annoncé ce même jour un rendement de 2,15% pour 2019, contre 2,5% l’année précédente.

“Par les temps qui courent, il faut s’abstenir de vouloir briller par le taux. Le taux est un paramètre parmi d’autres. 1,85% nous place parmi les premiers, même si nous ne sommes pas le tout premier”, a assuré Gérard Bekerman, le président de l’Afer.

Et de fait, ce rendement se positionne dans la fourchette haute du marché de l’assurance-vie en euros. Plusieurs grands assureurs, comme Swiss Life et Generali, ont en effet déjà ramené le taux servi sur leurs contrats en euros à 1% pour inciter les épargnants à placer leurs économies sur d’autres supports.

“L’assurance vie risque d’appauvrir les épargnants”

“L’assurance vie risque d’appauvrir les épargnants. 17 millions de personnes sont concernées. Cela va bien au-delà de l’Afer”, a prévenu Gérard Bekerman. “Si nous voulons ne pas décevoir les épargnants, nous devons les préparer au changement”, a-t-il poursuivi.

Dans cette optique, l’Afer prévoit de restreindre l’accès à ses fonds en euros aux futurs adhérents. Pour un montant supérieur à 100.000 euros, ces derniers seront contraints de souscrire au minimum 30% du capital en unités de compte, un placement plus risqué, mais aussi potentiellement plus rémunérateur. “Ces règles ont pour objectif de ne pas diluer le taux servi à nos adhérents actuels”, a justifié le président de l’association d’épargnants.

“Le PER est le produit dont nous avons besoin maintenant”

En parallèle, l’Afer entend mettre l’accent sur deux produits : le fonds euro-croissance, à mi-chemin entre le fonds en euros et les unités de compte, qui vient d’être modernisé et le nouveau Plan épargne retraite (PER). “Dès les premiers jours, nous avons cru au fonds euro-croissance. L’Afer représente aujourd’hui 10% de l’encours national [qui plafonne à environ 2,2 milliards d’euros, ndlr], a rappelé Gérard Bekerman.

Quant à l’épargne retraite, l’association d’épargnants va lancer dans les jours à venir son propre PER individuel en partenariat avec Aviva, avec pour ambition qu’il devienne “une référence du marché”. “Il nous appartient d’expliquer aux adhérents que le PER est le produit dont nous avons besoin maintenant”, a indiqué le patron de l’Afer. “Les discours sur la fin des fonds en euros sont pour nous anxiogènes et la fortune du PER ne se fera pas contre l’assurance vie, mais avec elle”, a-t-il toutefois nuancé, comme pour ne pas effrayer les épargnants.

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