En attente d’un logement social, ils sont confinés à cinq dans 11m²

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Le confinement actuel peut être très compliqué à vivre pour certains. C’est le cas de cette famille dont l’histoire est relatée par Le Parisien. Martial, 44 ans, travaille de nuit dans des salles parisiennes comme intermittent du spectacle et a emménagé en 1998 dans un appartement de 11 m² à Paris. Vingt-deux ans plus tard, ils vivent désormais à cinq dans ce logement situé rue d’Orsel, dans le 18ème arrondissement de la capitale. Maria, sa compagne, l’a rejoint en 2015. Ensemble, ils ont eu trois enfants : le dernier est né lundi 23 mars, en plein confinement.
La famille tente de s’organiser du mieux que possible en cette période particulière. “Les enfants commencent à stresser car ils n’ont pas de place pour jouer ou faire des activités et on ne peut pas sortir acheter un parc. Mais le pire c’est que dans ce petit espace dès qu’un enfant se réveille, il réveille les autres alors on dort à peine quelques heures”, explique Maria, qui ajoute qu’il “faut gérer les enfants dès 6 heures, éviter qu’ils ne se frappent ou jettent des choses. C’est très difficile lorsqu’il faut aller aux toilettes ou leur donner la douche. De plus on n’a qu’une seule fenêtre où l’air ne circule pas. On a du mal à respirer”.
Une demande déposée il y a quatre ans
Martial, qui dort dans un hamac qui traverse la pièce, a déposé une demande de logement social il y a quatre ans. Depuis, il attend. “En mairie on me répond que mon dossier est bon et pourtant rien ne bouge. J’ai même engagé un avocat le mois dernier pour saisir de nouveau le préfet d’une demande de droit au logement opposable (Dalo)”, explique-t-il au Parisien. Du côté de la Ville de Paris, on assure que la “famille a été reconnue par la justice prioritaire Dalo le 11 mai 2017”.
“L’Etat, comme la loi l’y oblige, s’est engagé à la reloger sur son contingent dans les six mois. Le relogement n’ayant pas eu lieu, nous avons interpellé à deux reprises le préfet d’Île-de-France, par courrier”, selon le cabinet de Ian Brossat, l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge du Logement. Mais “le processus d’attribution est interrompu pour l’ensemble des réservataires” en cette période de confinement, précise la Ville de Paris : “Les candidats ne pourraient pas visiter les logements ou déménager compte tenu des mesures de confinement”. Martial et sa famille vont donc devoir patienter encore, eux qui devraient s’octroyer ce week-end leur première sortie à cinq depuis le début du confinement.

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