En 2020, il sera plus difficile d’obtenir un prêt immobilier

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L’année 2019 a été faste pour le crédit immobilier. Du fait de taux d’intérêt historiquement bas et de conditions d’octroi favorables, le nombre d’emprunteurs a augmenté de 7,5 % l’an dernier, à 1,3 million de ménages. Près d’un tiers des ménages français (31 %) a désormais un prêt à l’habitat, soit le niveau le plus élevé depuis le début des années 2000.

Ces chiffres ont été publiés mercredi 29 juin par l’Observatoire des crédits aux ménages de la Fédération bancaire française. En 2020, les banques vont toutefois se montrer nettement plus regardantes.

Craignant une « surchauffe », le Haut conseil de stabilité financière, présidé par le gouverneur de la Banque de France, a en effet demandé fin décembre que les banques ne prêtent plus au-delà d’une durée de 25 ans, et que le montant des remboursements n’aille plus au-delà de 33 % des revenus disponibles des emprunteurs.

Les banques ont déjà appliqué les nouvelles règles

Faute de se soumettre à ces limites, les banques pourraient se voir imposer une « surcharge en capital », soit l’obligation d’augmenter leurs fonds propres. Lors de ses vœux, le 14 janvier, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a mis en garde les banques contre le risque de créer une « bulle » immobilière.

Dès la fin de l’année, les banques avaient déjà mis un coup de frein à l’octroi de crédit immobilier. Et cela concerne en premier lieu les ménages les plus fragiles. « Le nombre d’emprunteur devrait baisser d’environ 10 % cette année », calcule Michel Mouillart, professeur d’économie et dirigeant de l’Observatoire des crédits aux ménages.

20 % des emprunteurs ont un taux d’effort au-delà de la nouvelle limite

D’après les données de l’observatoire, 250 000 dossiers d’emprunts immobilier en 2019 concernent en effet des ménages qui ont un taux d’effort supérieur à 33 % (c’est-à-dire qu’ils ont des remboursements dépassant un tiers de leurs revenus).

Or parmi ces dossiers, 40 % viennent de ménages aisés qui peuvent donc modifier leur plan de financement, 25 % viennent de ménages ayant des revenus moyens, et 35 % de ménages modestes. Ce sont surtout parmi ces deux dernières catégories que les nouvelles règles vont faire des recalés.

« Il s’agit de ménages jeunes, selon Michel Mouillart. Ils vivent dans des petites villes ou en zone rurales où il n’y a pas d’alternative pour se loger, du fait de l’absence d’organismes HLM, et qui ont porté l’expansion du marché depuis 2016 ».

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