Emploi : le plan social d’Airbus est un coup dur pour Nantes et Saint-Nazaire

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Entre Nantes et Saint-Nazaire, la filière aéronautique, les élus et les syndicats montent au créneau pour tenter de sauver l’emploi, alors que le plan social post-Covid chez Airbus et sa filiale Stelia Aerospace doit concerner 600 postes à Saint-Nazaire et près de 500 à Nantes. “Un coup dur pour le territoire”, a commenté la CCI de Nantes St-Nazaire. “On pense qu’en France, le chiffre des 5.000 va facilement être multiplié par deux, en comptant l’intérim et en comptant tous les sous-traitants qui vont perdre leur emploi”, a estimé Frédérik David, représentant FO pour le site Airbus de Saint-Nazaire.
“On travaille principalement avec les sous-traitants pour essayer de trouver des solutions de diversification”, a expliqué à l’AFP le président de la CCI Yann Trichard, assurant qu’il “est possible de passer à côté de la crise, on a les armes pour ça, en particulier dans notre région, car nous sommes extrêmement pluridisciplinaire”. “On a une grosse activité autour de l’aéronautique, mais elle n’est pas représentative de la totalité de notre écosystème”, a-t-il assuré, citant notamment les secteurs du tourisme, des énergies renouvelables ou encore de la construction navale, avec les Chantiers de l’Atlantique.
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“Les Chantiers de l’Atlantique, on pensait qu’ils allaient aussi subir le post-Covid, mais pour l’instant ils ont l’air de pas trop mal tenir et à Saint-Nazaire, ils font aussi partie des grands acteurs de l’emploi”, se réjouit également Frédérik David, alors que la communication des Chantiers confirme qu’ils n’ont eu aucune annulation de commande et que “sur le court et le moyen terme”, ils vont continuer “des embauches d’ouvriers”.
“Il y a beaucoup d’inquiétudes chez nous, c’est normal, on intervient auprès de nos politiques dans la région pour qu’ils nous soutiennent”, a toutefois insisté Thierry Vincendeau qui représente le syndicat FO chez Airbus à Nantes. “Malheureusement nos sous-traitants vont être beaucoup touchés, je crois que dans les Pays-de-la-Loire il y a 27.000 personnes qui travaillent pour l’aéronautique”, a-t-il ajouté, déplorant notamment la situation d'”entreprises qui ne travaillent que pour Airbus” pour lesquelles la situation “s’annonce très compliquée”.
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“Notre activité est fortement dépendante d’Airbus qui représente plus de 63% du chiffre d’affaires en France en 2019 (et plus de 78% en incluant les filiales d’Airbus)”, a ainsi expliqué la société Trigo Qualitaire, spécialisée dans le contrôle qualité, dans un document annonçant début juillet à ses salariés la suppression de 183 postes à Toulouse, Nantes et Nanterre.
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Au niveau politique, un large panel d’élus locaux de tous bords ont réagi aux annonces du suppressions de postes chez Airbus, à l’instar du maire socialiste de Saint-Nazaire, David Samzun, qui “compte sur les organisations syndicales et les négociations salariales qui vont s’ouvrir” pour que “ces suppressions d’emplois ne se traduisent pas par des licenciements secs”. La maire PS de Nantes, Johanna Rolland, et plusieurs députés et sénateurs de Loire-Atlantique ont signé un communiqué commun pour demander “aux autorités des pays actionnaires d’Airbus, dont la France, de mettre en œuvre un plan résolu pour préserver les emplois de la filière aéronautique et lui permettre d’œuvrer à sa reconversion progressive”.
Rappelant que la Loire-Atlantique est, derrière la région toulousaine, “le deuxième pôle de l’avionneur en France”, le président PS du département, Philippe Grosvalet, a demandé “l’organisation en urgence d’une table ronde locale, qui associe Airbus, l’État, les collectivités locales et les acteurs économiques”. Et “le plan d’aide de l’État à la filière doit être mis à profit pour protéger le maximum d’emplois”, a réclamé pour sa part la présidente de la région Pays-de-la-Loire, Christelle Morançais (LR).

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