Ecov, le covoiturage adapté aux très courtes distances

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Sur les trajets de courte distance, le covoiturage ne fonctionne pas… ou, plus exactement, la formule qui consiste simplement à mettre en relation des conducteurs et des passagers via une application. C’est fort de cette conviction que Thomas Matagne, ancien chargé de mission au ministère de l’Ecologie, a cofondé Ecov, fin 2014. Son covoiturage à lui ressemble à un service de bus, avec des lignes prédéfinies et des arrêts clairement matérialisés. D’un côté, des conducteurs s’inscrivent et indiquent leurs trajets les plus fréquents, voire, s’ils le veulent, se géolocalisent. De l’autre, les passagers émettent une demande de prise en charge par SMS, via l’appli ou sur la borne située au point d’arrêt. Un temps d’attente leur est alors indiqué. «Il est inférieur à dix minutes dans 99% des cas», assure ce diplômé en sciences de l’environnement de l’université Pierre-et-Marie-Curie.
Ecov se présente ainsi comme un service public complémentaire des réseaux existants et éligible aux titres de transport. Et il vend d’ailleurs sa solution aux collectivités locales, prioritairement en zone périurbaine et rurale. Vingt-cinq lignes d’une trentaine de kilomètres ont ouvert en quatre ans, en Auvergne-Rhône-Alpes, dans la périphérie de Chambéry ou encore dans le Val-d’Oise. Dix sont en préparation. Un rythme qui devrait rapidement s’accélérer : Ecov va investir 15 millions d’euros dans les deux ans, grâce à un coup de pouce de 10 millions d’euros de l’Etat (par un système de prime lié aux économies d’énergie), et vient de lancer un appel à projets en direction des collectivités. «Nos lignes ont un taux d’utilisation dix fois supérieur au système d’applications», assure Thomas.
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Pour obtenir de tels résultats, la jeune société basée à Nantes mise sur la R & D. La clé du service repose en effet sur une connaissance très fine des flux de voitures, grâce au croisement d’enquêtes de terrain et de données éparses (véhicules connectés, GPS, données de l’Equipement, etc.). «A l’instant T, nous n’avons besoin que de 15 conducteurs disponibles pour que le service fonctionne», explique ce patron de 33 ans. Précision intéressante : si le conducteur perçoit 10 centimes par kilomètre, c’est souvent l’esprit d’entraide qui le motive en priorité, surtout en milieu rural.
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