Économie collaborative : la justice demande à une start-up de considérer ses contributeurs comme des salariés

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C’est une première en France. Selon une information d’Europe 1, la start-up lilloise Clic and Walk a été condamnée pour “travail dissimulé” par la Cour d’appel de Douai. La justice estime en effet que les 700.000 contributeurs de l’entreprise doivent être considérés comme des salariés. Une décision qui pourrait remettre en cause tout un pan de l’économie collaborative qui s’appuie sur la contribution des internautes pour faciliter les échanges et le commerce.
Clic and Walk a ainsi été classée par l’Unesco parmi les jeunes pousses les plus innovantes au monde. L’entreprise a en effet révolutionné le marketing en direct en mettant en lien les entreprises ou les marques avec les consommateurs. Le principe est simple, détaille France 3 : les “clic-walkers” reçoivent une mission sur leur smartphone et doivent prendre des photos pour permettre aux professionnels de suivre la visibilité de leurs produits dans les magasins ou de recevoir l’avis des consommateurs sur leurs produits. Des missions menées en échange d’environ six euros par an. C’est cette rémunération qui fait débat.
Jamais de plainte
Si, selon l’entreprise, il s’agit d’une récompense et non d’une rémunération, la Cour d’appel de Douai en a décidé autrement. Avec ces six euros par an, Clic and Walk doit en effet considérer ses contributeurs comme des salariés. D’abord relaxée par le Tribunal de Lille, la start-up a donc été condamnée en appel et devra payer une amende de 50.000 euros. Une décision incompréhensible pour la fondatrice de l’entreprise.
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“Lorsqu’on demande à nos clic-walkers de prendre en photo leur paquet de croquettes pour chiens, j’ai du mal à comprendre comment l’on peut imaginer que l’on est dans le cadre d’un contrat de travail”, explique ainsi Frédérique Grigolato sur Europe 1.
La dirigeante explique ne pas trop “comprendre ce qui arrive” alors que la société n’a “jamais eu de plainte aux prud’hommes de gens qui auraient demandé une requalification, ni de plainte de l’Ursaff, ni de clients”. Elle s’inquiète également d’une décision qui pourrait “impacter fortement l’ensemble de l’économie collaborative et participative”. Le modèle de Clic and Walk est en effet en place dans de nombreuses autres entreprises du secteur. La start-up a décidé de porter l’affaire devant la Cour de cassation.

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