EasyJet, Air France, Ryanair… l’UFC Que Choisir met en demeure 57 compagnies aériennes

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L’UFC-Que Choisir n’entend rien laisser passer en cette période de crise. Certaines compagnies aériennes avaient fait grimper le prix des billets d’avions des Français qui se trouvaient bloqués à l’étranger et devant être rapatriés au début de la crise. Un phénomène qui avait suscité la colère et une sérieuse mise en garde de la part du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Aujourd’hui, selon l’association de consommateurs, bon nombre de ces compagnies aériennes chercheraient à refuser le droit au remboursement de millions de passagers dont les vols ont été annulés, et ce, en leur imposant tout bonnement un bon d’achat.
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Or, selon l’UFC-Que Choisir, au final, environ “80 % des principales compagnies aériennes analysées ne respectent pas la réglementation”. Conséquence : l’organisme met en demeure, ce 24 avril, 57 de ces sociétés. L’association accuse ces entreprises du secteur aérien de mener une “campagne de désinformation” qui porte sur les modalités de remboursement prévues pour les voyageurs en cas d’annulation de vols. Des annulations qui ont explosé avec la crise liée à la pandémie de coronavirus. En niant un droit de remboursement à leurs clients, ces compagnies se trouvent “hors la loi”, estime l’organisme.
Air France, EasyJet, Ryanair… dans l’illégalité ?
De nombreux voyageurs se sont plaints des agissements des compagnies aériennes auprès de l’UFC-Que Choisir qui a donc passé au crible les modalités de remboursement de quelques 76 d’entre elles. Mais pas n’importe lesquelles : il s’agit des entreprises représentant le très gros du trafic aérien annuel, soit 80 %. Selon les découvertes de l’association, moins d’une entreprise sur quatre (23 %) propose un remboursement immédiat des billets annulés. La solution privilégiée, “en toute illégalité” selon l’UFC-Que Choisir, par les autres sociétés reste “un avoir à validité variable”.
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D’où une mise en demeure de 57 entreprises parmi lesquelles Air France, EasyJet, Ryanair mais aussi Air Canada, Air China, Air Transat, Turkish Airlines, Transavia et Norwegian. Or l’UFC-Que Choisir rappelle que la réglementation européenne est claire en matière de remboursement de billets d’avion : si annulation de vol il y a, alors la compagnie aérienne se doit de proposer au client, en premier lieu, un remboursement du billet dans un délai de sept jours. Un droit au remboursement rappelé d’ailleurs par la Commission européenne en mars dernier : “si les compagnies proposent un bon, cette offre ne peut pas affecter le droit du passager d’opter plutôt pour un remboursement”.
Laisser le choix au client
L’UFC-Que Choisir affirme ne pas être opposée à l’idée d’un avoir proposé par les compagnies aériennes, et explique sa démarche par son refus que ce bon soit imposé aux clients. Elle insiste sur le fait que ces bons ne sont adossés à aucun fonds de garantie : si la compagnie aérienne ayant proposé l’avoir fait faillite, alors le voyageur perdra définitivement l’argent dépensé à l’achat du billet initial. L’organisme met donc en demeure les 57 compagnies aériennes de proposer d’abord à leurs clients un remboursement de leur billet et de leur laisser le choix de la modalité de ce remboursement.

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