Dropped : le versement de 30.000 dollars en liquide interpelle la justice

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Il y a cinq ans jour pour jour, dix personnes dont la nageuse Camille Muffat, la navigatrice Florence Arthaud et le boxeur Alexis Vastine perdaient la vie dans une collision entre deux hélicoptères lors du tournage de l’émission Dropped en Argentine. Aujourd’hui, les familles des victimes demandent réparation. Dans leur ligne de mire : la société de production Adventure Line qu’ils accusent de négligence. D’ailleurs, selon les informations du Parisien, certaines pratiques d’ALP seraient dans le viseur de la justice.
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Peu avant le début du tournage, Nicolas Roussel, le directeur de production d’ALP, aurait remis une enveloppe contenant 30.000 dollars en liquide à son “fixeur” argentin, en charge de lui fournir deux hélicoptères pour le tournage du deuxième épisode dans la province de La Rioja, en Argentine. Les juges d’instruction en charge du dossier pénal français s’interrogeraient particulièrement sur cette somme, car ni la France ni l’Argentine n’autorisent le transport ou le versement d’une telle somme en liquide, explique Le Parisien.
Une pratique courante ?
De plus, les hélicoptères en question, deux Écureuils AS 350, appartenaient aux provinces de La Rioja et de Santiago del Estero. Les deux appareils, immatriculés en tant qu’aéronefs publics, étaient habituellement en charge de missions de sécurité civile. Les magistrats s’interrogent alors sur une potentielle infraction de corruption d’un fonctionnaire étranger. Pour sa défense, Adventure Line Productions a indiqué que le règlement en espèces pour un prestataire à l’étranger était pratique courante dans la production audiovisuelle. Des conditions de sélection néanmoins jugées “opaques et illégales” par les juges d’instruction, rapporte Le Parisien. “La remise des espèces a donné lieu à une facture, ce qui m’apparaît constituer un élément de transparence”, a répliqué Me Mathias Chichportich, avocat d’ALP et de Nicolas Roussel, lors de l’audition de son client le 22 novembre dernier.
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Pour l’heure, aucun protagoniste de l’affaire n’est poursuivi pour corruption, rappelle Me Mathias Chichportich. “Pour preuve, nos clients bénéficient toujours du statut de témoin assisté et les juges considèrent donc qu’il n’existe aucun indice grave ou concordant qu’ils ont commis la moindre infraction.” Contacté par Le Parisien, le parquet de Paris a confirmé cette information.
Quant aux familles de victimes, elles sont bien décidées à se battre pour que les coupables soient condamnés. “La société de production a négligé la sécurité pour faire des économies. Ils [la société ALP et TF1] devront assumer leurs fautes. Nous attendons qu’ils soient condamnés afin qu’ils ne recommencent pas. On ne cédera pas. Cela nous permettra de tourner la page”, assure Alain Vastine auprès d’actu.fr. Les familles des victimes ont d’ailleurs rendez-vous ce lundi 9 mars avec leurs avocats à Paris, pour faire un point sur l’enquête.

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