Départ à la retraite : l’avantage de la rupture conventionnelle – Capital.fr

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La période de confinement risque d’avoir des effets inattendus sur le comportement des sexagénaires proches de l’âge de la retraite. Alors que bon nombre d’entre eux, notamment ceux qui sont entrés tardivement sur le marché du travail, s’étaient résignés à travailler au-delà de l’âge minimum de la retraite de manière à réunir la durée d’assurance requise pour percevoir leur retraite à taux plein, il est probable qu’après cette période inédite une partie d’entre eux va changer sa manière de voir les choses. Et préféra partir le plus tôt possible pour profiter au plus vite de sa retraite.

Quelle stratégie adopter pour ne pas y laisser trop de plumes ? Première possibilité : racheter vos trimestres manquants. Par exemple, si vous aviez calculé que deviez travailler jusqu’à 64 ans pour avoir la durée d’assurance requise, racheter 8 trimestres dans l’année précédant votre 62ème anniversaire peut vous permettre de partir dès 62 ans, avec à peu près la même retraite que celle que vous auriez perçue en travaillant jusqu’à 64 ans. Mais pour cela vous devez débourser environ 35.000 euros, avant économie d’impôt.

Pour éviter cela, il est possible de négocier une rupture conventionnelle l’année de vos 61 ans. Dans cette hypothèse, vous arrêtez immédiatement de travailler et êtes indemnisé par Pôle emploi, après une période de carence, jusqu’à vos 64 ans, c’est-à-dire jusqu’à l âge auquel vous aurez réuni le nombre de trimestres nécessaires pour prétendre à votre retraite à taux plein. Or la retraite à laquelle vous aurez le droit à 64 ans après avoir été indemnisé par Pôle emploi sera nettement supérieure à celle que vous pouvez obtenir à 62 après un rachat de trimestres, car pendant vos deux années de chômage vous allez continuer à accumuler des points calculés sur votre dernier salaire (et non sur le montant de votre indemnité de retraite). Pour un cadre supérieur qui gagne très bien sa vie, et qui accumule environ 1.000 points Agirc-Arrco par an, cela peut représenter un gain de l’ordre de 50.000 euros sur la durée de son espérance de vie à la retraite.

Au final, en négociant une rupture conventionnelle – ce qui n’est pas interdit même à l’approche de la retraite – il va donc économiser près de 75.000 euros entre les points supplémentaires qu’il va acquérir et l’économie réalisée sur le rachat ! Dernier intérêt de cette stratégie : l’indemnité de rupture conventionnelle est dans la plupart des cas exonérée d’impôt sur le revenu, lorsque le salarié n’est pas en droit de toucher sa retraite – ce qui est le cas s’il négocie son départ l’année de ses 61 ans – alors que l’indemnité de départ à la retraite est imposable dès le premier euro !

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