Dividendes, salaires des patrons… que font les entreprises du CAC40 face à la crise ? – Capital.fr

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Dividendes, rémunérations des patrons… Face à l’impact massif de la pandémie de coronavirus sur leurs comptes, de nombreuses multinationales du CAC 40 réduisent temporairement les salaires de leurs dirigeants ou les dividendes à verser – quand elles ne les suppriment pas ! Tour d’horizon.

Le groupe hôtelier a renoncé le 2 avril à verser les 280 millions d’euros de dividendes initialement prévus. Il va allouer 25% de cette somme, soit 70 millions d’euros, à un fonds destiné à ses salariés et “préserver” les 210 millions restants.

L’avionneur a annulé le 23 mars le versement de dividendes à ses actionnaires au titre de l’exercice 2019.

BNP Paribas

Le groupe bancaire suspend le versement d’un dividende à ses actionnaires pour 2019, se conformant ainsi aux recommandations des superviseurs bancaires européens.

Le géant de la distribution va réduire de moitié le dividende proposé au titre de l’exercice 2019 (0,23 euro contre 0,46 euro). Son PDG Alexandre Bompard renonce à un quart de sa rémunération fixe pendant deux mois et a demandé une baisse de 10% aux membres du comité exécutif.

Crédit Agricole

Suite aux recommandations de la BCE fin mars, le groupe bancaire a remis à l’automne 2020 ses décisions sur le versement de dividendes.

Le géant du luxe a annoncé le 10 avril que son PDG, François-Henri Pinault réduisait de 25% son salaire fixe d’avril à décembre et renonçait à sa rémunération variable au titre de l’exercice 2020, tout comme le directeur général délégué Jean-François Palus.

L’entreprise souhaite proposer aux actionnaires le gel du montant du dividende versé au titre de l’exercice 2019, ramené ainsi à 1,34 euro par action, contre 1,42 euro initialement annoncé. Et le groupe a proposé une réduction de 25% de la rémunération annuelle fixe du directeur général.

Le groupe de communication compte demander à ses actionnaires d’entériner une baisse de moitié, à 1,15 euro par action, du dividende prévu en 2020, et d’en reporter le paiement à fin septembre. Parallèlement, les membres du directoire et du comité exécutif vont réduire de 20 à 30% leur rémunération fixe aux 2e et 3e trimestres.

Le dividende a été supprimé lors d’un conseil d’administration du groupe automobile le 9 avril. Initialement, Renault avait prévu de verser 1,10 euro par action, contre 3,55 euros en 2018. Le groupe baisse aussi de 25% la rémunération du président Jean-Dominique Senard et de la directrice générale par interim Clotilde Delbos pour le second trimestre 2020 “au minimum”.

Le motoriste a annulé le 27 mars le versement de son dividende 2019, qui devait représenter au total un milliard d’euros.

Schneider Electric

Le PDG Jean-Pascal Tricoire renoncera à 25% de sa rémunération fixe pour la durée de la crise, une somme reversée à un fonds d’urgence destiné à financer des actions en lien avec le Covid-19.

Société Générale

Société Générale a décidé le 31 mars de “supprimer toute distribution de dividende au titre de l’exercice 2019”, conformément aux recommandations de la BCE.

Les dirigeants du numéro deux mondial de la restauration collective ont renoncé à une partie de leur rémunération pour financer un fonds d’aide de 30 millions d’euros destiné à ses salariés ayant perdu leur emploi, a annoncé le groupe le 2 avril.

Le groupe de technologies et défense a annoncé le 7 avril renoncer au versement du reliquat du dividende de 2019, ce qui lui permet “d’éviter une sortie de trésorerie d’environ 430 millions d’euros”. Un acompte de 0,60 euro avait été versé en décembre.

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