Deux nouveaux départements vont revenir aux 90 km/h

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

La liste commence à s’allonger. Ce sont désormais quatre présidents de départements qui ont annoncé leur volonté d’abandonner les 80 km/h pour revenir aux 90 km/h sur une partie du réseau de routes secondaires. Après la Haute-Marne et la Seine-et-Marne, c’est désormais au tour des Deux-Sèvres et de la Charente de franchir ce cap, explique l’AFP, relayée par Le Monde. “C’est une mesure de bon sens qui a été très étudiée. Notre choix s’est porté sur des routes fréquentées, avec du trafic. Le retour à 90 km/h permettra d’apporter un confort dans la gestion du temps des usagers, sans remettre en cause leur sécurité”, a fait savoir Gilbert Favreau, président du département des Deux-Sèvres. Dans ce département, 246 kilomètres de routes sont concernés par ce retour en arrière, dont la mise en place est prévue d’ici la fin du premier trimestre 2020.
>> Lire aussi – Ces départements qui pourraient repasser bientôt aux 90 km/h
“Une décision brutale et non concertée du Premier ministre”
Interrogé dans Le Parisien, Gilbert Favreau assure qu’il s’agit d’une “décision empreinte de sagesse”, tout en taclant le gouvernement et notamment Edouard Philippe concernant le passage aux 80 km/h. “Les 80 km/h n’ont rien changé à l’accidentologie, c’était une décision brutale et non concertée du Premier ministre”, assène-t-il. L’argument est le même pour François Bonneau, son homologue à la tête de la Charente. “Les 80 km/h n’ont eu aucun effet sur la fluidité du trafic ni sur l’accidentologie”, assure-t-il, toujours dans Le Parisien.
>> Lire aussi – Ces départements ne reviendront pas aux 90 km/h
“On a fait une analyse fine de l’accidentologie et on est arrivés à la conclusion que ce sont les comportements individuels, notamment des conduites addictives [sous l’emprise de l’alcool et de la drogue] qui sont à l’origine d’accidents graves”, précise-t-il à l’AFP. En Charente, ce sont 450 kilomètres de routes départementales qui vont revenir aux 90 km/h pour un coût total de 200.000 euros, alors que les Deux-Sèvres ne devraient débourser “que” 50.000 euros de leur côté. Selon un décompte réalisé par l’AFP en décembre, une vingtaine d’autres départements pourraient encore profiter de la loi d’orientation des mobilités, promulguée le 24 décembre dernier, pour revenir aux 90 km/h.

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif