Des soupçons de favoritisme dans la Principauté de Monaco

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Voilà une affaire qui risque de faire grand bruit sur le Rocher. D’après les informations de L’Obs, lettres à l’appui, le chef de cabinet d’Albert II, Georges Lisimachio pourrait être intervenu, à plusieurs reprises, en faveur de Monacair. Problème : cette société de transports en hélicoptère compte parmi ses actionnaires les deux neveux du prince, Pierre et Andrea Casiraghi.
Un litige oppose depuis 2015 Monacair et Héli Air. Fin 2014, dans une lettre du ministre d’État de la Principauté de l’époque, Michel Roger, cette dernière apprenait la fin soudaine de sa concession. Depuis près de 40 ans, la compagnie effectuait les liaisons en hélicoptères entre Monaco et l’aéroport de Nice. Suite à cette décision, un nouvel appel d’offres est lancé pour l’exploitation de cette ligne. Un contrat remporté en mai 2015 par Monacair, fondée par Stefano Casiraghi, deuxième mari de la princesse Caroline de Monaco.
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Héli Air crie alors au favoritisme et décide de traîner l’affaire devant les tribunaux pour contester les conditions d’attribution du contrat. En parallèle, la société continue de proposer quelques vols vers l’aéroport à ses clients. Une poursuite d’activité sur le Rocher qui n’est pas du goût du Palais. “Il n’est donc pas envisageable que votre société continue à commercialiser des vols réguliers Monaco/Nice/Monaco opérés par un tiers”, lui écrit dans une lettre datée du 24 février 2016, Georges Lisimachio, relayé par L’Obs.
Un lien d’intérêt, voire de subordination ?
Pour tenter de calmer le patron d’Héli Air Jacques Crovetto, le Rocher lui avait attribué l’exploitation temporaire de la ligne Monaco/Saint-Tropez, mais sous condition. “Cependant, ces dispositions demeurent conditionnées par une attitude constructive de votre part passant par l’arrêt de la commercialisation de vols réguliers Monaco/Nice”, peut-on encore lire dans la missive du chef de cabinet du Prince Albert II. En clair : ne faites plus d’ombre à Monacair. Georges Lisimachio invitant même Héli Air à se rapprocher de son concurrent pour “négocier éventuellement un transfert de clientèle”.
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Pour sa défense, le 22 décembre 2015 devant la Cour de révision, le chef de cabinet de la Principauté se fendait, dans une attestation fournie à la justice, de n’avoir “aucun lien de parenté, d’alliance, de subordination ou d’intérêt tant avec le bénéficiaire de la présente que dans le procès en cours”. Sauf que selon les avocats d’Héli Air, Georges Lisimachio est “lui-même membre de la Maison souveraine au titre de l’article 32 de l’ordonnance souveraine”. “On ne peut manquer de se demander si, contrairement à ce qu’il déclare sur l’honneur en engageant sa responsabilité pénale, ce dernier n’avait pas un lien d’intérêt, voire de subordination, avec les enfants Casiraghi, et partant, avec la société Monacair dont ils sont actionnaires”, s’interrogent Dominique Anastasi et William Bourdon.
Par ailleurs, Georges Lisimachio n’aurait jamais répondu favorablement aux demandes de Jacques Crovetto, patron d’Héli Air, de rencontrer S.A.S. le Prince afin d’évoquer la situation de sa société.

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