Des chats en bronze vendus une fortune par Philippe Geluck pour ouvrir un musée

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

Le musée du Chat, le célèbre personnage de bande dessinée sorti de l’imagination de Philippe Geluck, se fait attendre. Annoncé fin 2018, le lieu devait initialement ouvrir pour 2019. Il faudra finalement attendre 2023, explique le journal belge L’Echo. En cause notamment : les difficultés rencontrées par l’artiste pour réunir l’argent nécessaire pour lancer ce musée. Mais celui-ci a peut-être trouvé comment amener plus d’un million d’euros pour finaliser le projet en mettant en vente vingt statues en bronze de deux mètres de haut du fameux Chat. Chaque pièce coûte 300.000 euros et onze ont déjà trouvé preneur.
Mais comment Philippe Geluck a-t-il eu cette idée ? La Région de Bruxelles va construire le bâtiment de 4.000 m² et de sept étages pour accueillir son musée dans la capitale belge, pour 9 millions d’euros. L’artiste doit amener une somme d’argent équivalente pour le projet. La moitié sera composée d’œuvres : reste alors 4,5 millions d’euros à trouver. Plusieurs contrats de sponsoring vont lui rapporter 3,5 millions d’euros, mais pour le dernier million d’euros, Philippe Geluck patine depuis plusieurs mois et a alors eu l’idée d’une exposition de sculptures pour attirer l’attention du public.
>> Lire aussi – L’incroyable don d’une inconnue au musée d’Orsay
Exposées à Paris
Les statues vont être réalisées par l’artiste belge Jo Van Geert et seront exposées dès le mois d’avril… à Paris. “J’ai sollicité un rendez-vous avec Anne Hidalgo, la maire de Paris. Celui-ci a eu lieu le 4 juillet 2018. J’avais rendez-vous avec elle à 8h du matin. Avant de me dire bonjour, elle m’a dit ‘on le fait’”, explique Philippe Geluck à l’Echo. Pendant deux mois, les vingt statues du Chat seront exposées sur les Champs-Elysées, rien que ça, avant de partir en tournée dans toute la France et d’arriver à Bruxelles fin 2023, pour l’ouverture du musée.
>> Lire aussi – Musée du Louvre : l’argent contesté de riches mécènes new-yorkais
Il n’est pas précisé si les œuvres pourront ensuite être « emportées » par leurs acquéreurs. Une chose semble néanmoins assurée : l’argent issu de ces ventes devrait permettre de boucler le budget du musée du Chat. “J’ai pris l’engagement de ne percevoir aucun bénéfice personnel sur les ventes afin de pouvoir financer la fabrication des statues, l’organisation de la tournée et une partie du budget du musée. Si on vend les vingt statues et que l’on retire le coût de la fabrication et de l’organisation de la tournée, on pense pouvoir dégager environ 1,5 million d’euros”, assure Philippe Geluck, dont le projet, qui devrait créer 25 emplois selon lui, devrait bien voir le jour à ce rythme.

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif