Dans la Silicon Valley, le télétravail entraîne des baisses de salaire

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À la pandémie s’ajoutent désormais des tensions au sein des entreprises de la Silicon Valley. La raison ? Les baisses de salaires qui découlent de la mise en place du télétravail, rapporte le Wall Street journal. Dans la Silicon Valley, où le coût de la vie est relativement élevé, les entreprises élaborent des plans d’avenir avec des personnels décentralisés. Et dans certains cas, ces déménagements peuvent inclure une réduction des salaires de 15% ou plus en fonction du nouveau lieu de résidence de l’employé. “Cela crée des tensions entre certaines entreprises les plus rentables au monde et leurs employés les plus qualifiés qui bénéficient de salaires élevés”, affirme le Wall Street Journal.Au cours des six derniers mois, de nombreux employés de la Tech ont choisi de fuir les grandes villes pour des zones moins densément peuplées où le coût de la vie est plus bas. En réponse, les grandes entreprises de technologie ont commencé à réexaminer la rémunération des employés qui ont définitivement quitté la Silicon Valley. Selon un rapport de Bloomberg, la société de logiciels VMware a décidé de réduire les salaires de ceux qui ont déménagé dans des villes moins chères. Un employé qui déménage à Denver, par exemple, verra une réduction de 18% de son salaire, pour San Diego ou Los Angeles, la baisse sera de 8%.>> A lire aussi – Emploi : Microsoft autorise le télétravail à vie (sous condition)Au pic de la pandémie, Facebook avait annoncé la mise en place du télétravail permanent. Une mesure qui affecterait la rémunération des salariés selon le lieu de résidence choisi, avait annoncé le réseau social. Début mai, le PDG de Twitter, Jack Dorsey, annonçait que ses employés auraient la possibilité de travailler de chez eux de façon permanente. Bien que cette décision soit en réponse à l’épidémie de coronavirus, elle faisait partie d’un plan plus large de décentralisation des effectifs de l’entreprise, souligne Business Insider. Là encore, Twitter déclarait que la rémunération serait fixée en fonction du coût de la vie de la nouvelle région du salarié.>> A lire aussi – Télétravail : le bureau est-il vraiment mort ?Selon un sondage réalisé par l’application Blind, 44% des employés de New York, Seattle et la Silicon Valley seraient prêts à accepter une réduction de salaire s’ils déménageaient dans un endroit moins cher. San Francisco est la ville américaine où l’immobilier est le plus cher. Seuls 18% des ménages ont les moyens d’acheter une maison dans la région. Et bien que le revenu médian soit de 112.376 dollars, pour pouvoir acheter, il faut déclarer percevoir au moins 172.153 dollars par an. Le coût de la vie est devenu si élevé que même les employés de la Silicon Valley ont du mal à devenir propriétaire : 70% d’entre eux affirment ne pas avoir les moyens d’acheter une maison dans la baie.

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