Crowdfunding immobilier : danger pour les investisseurs en période tendue ? – Capital.fr

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est intrinsèquement lié à l’immobilier. Que penser de sa résilience dès lors que toute cette filière s’est retrouvée entravée pendant plusieurs mois : blocage des démarches et autorisations administratives nécessaires ; arrêt des possibilités de financements traditionnels ; impossibilités d’acter… Et le financement participatif en immobilier – dans sa large majorité- n’a pas fait exception à cet arrêt brutal. Malgré cette pause de quelques semaines (2 à 3 en moyenne), les chiffres sont – pour l’heure – au beau fixe : sur ce 1er quadrimestre 2020, tant le nombre de projets financés que les montants collectés sont en augmentation versus la même période de 2019. Même le montant moyen par opération s’est accru. Cela signifie donc que les investisseurs et les porteurs de projet sont restés intéressés ! La 1ère question est : “ont-ils eu raison ?”

Des points d’attention, notamment pour les mois à venir

Pourtant, d’autres éléments factuels du 1er quadrimestre peuvent être regardés : la promesse de rendement semble être restée stable, alors qu’indéniablement la conjoncture s’est stressée. Le volume est en légère augmentation mais essentiellement du fait du démarrage en flèche des mois de janvier et février (même si on ne constate pas d’effondrement en mars et en avril).

Par ailleurs, une augmentation du taux de chômage et un resserrement des conditions de crédit auraient pour conséquence directe une chute de l’investissement et donc un ralentissement global du marché. Même si le marché du crowdfunding immobilier n’est pas encore mature (donc avec un potentiel de croissance important), on ne peut pas écarter l’éventualité d’un impact dû à un tel ralentissement global du marché.

Investisseurs et porteurs de projet restent intéressés par le crowdfunding. Mais “quelles seront leurs positions à la rentrée ?” elle peut-être la 2ème question…

Il faut soutenir le marché, et vite !

La pause printanière semble avoir été salutaire pour faire le point, notamment sur les opérations en cours : quid de la répercussion de l’arrêt de la commercialisation et/ou des travaux sur les projets en financement et en phase de débouclage ? Il aura fallu évaluer les conséquences financières possibles sur le promoteur immobilier ou le marchand de biens : quel impact sur la marge et donc quelle mise en difficulté ? S’il ne semble pas y avoir de danger immédiat, cela aura sans nul doute permis de (r)allumer des signaux d’attention.

Le monde de la finance se concentre sur les fondamentaux : le crowdfunding immobilier également. Il recentre son attention sur l’emplacement, sur l’avancement du projet (démarches administratives, pré-commercialisation, …), sur le taux de marge du porteur de projet et naturellement sur sa situation financière. En ce sens, il sera indéniablement l’un des éléments indispensables des rouages de la reprise économique.

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