Coronavirus : un douzième cas confirmé en France, notre carte de l’épidémie en temps réel

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Un douzième cas de Covid-19 a été confirmé en France. Selon un communiqué du ministère des Solidarités et de la Santé, le nouveau patient est de nationalité britannique et faisait partie du groupe de personnes qui avaient séjournée dans le chalet des Contamines-Montjoie, en Haute-Savoie. C’est sur ce site que cinq personnes avaient été diagnostiquées positives au Covid-19 la semaine dernière, précise le communiqué. Sur les douze patients confirmés en France, la moitié concerne des Britanniques, tous contaminés par un de leurs compatriotes de retour de Singapour lors de leur séjour en Haute-Savoie.
Samedi 15 février, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé le premier décès lié au coronavirus en France et en Europe. L’homme était un touriste chinois âgé de 80 ans, hospitalisé dans l’Hexagone depuis fin janvier. Il s’agit du premier patient décédé du virus en dehors de l’Asie. Les autres cas porteurs du coronavirus en France, dont sa fille, sont dans un état stable, a ajouté la ministre. Par ailleurs, un Français présent à bord du bateau de croisière “Diamond Princess”, bloqué au Japon, a été testé positif au coronavirus.
Plus de 1.500 morts
Le nombre de cas positifs au nouveau coronavirus recensés sur le paquebot de croisière en quarantaine près de Yokohama (banlieue de Tokyo) est monté à 355, a annoncé dimanche 16 février le ministre japonais de la Santé. “Jusqu’à présent, nous avons effectué des tests sur un total de 1.219 personnes, et 355 se sont révélés positifs”, a déclaré Katsunobu Kato lors d’une émission politique matinale sur la chaîne publique NHK. Cela signifie que 70 cas de plus ont été confirmés depuis samedi. Sur ce total de personnes contaminées, 73 ne présentent pas de symptômes, a-t-il précisé.
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Par ailleurs, un premier cas de patient atteint de Covid-19 a été détecté en Egypte. Le porteur de la maladie n’est pas un local, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère, Khaled Megahed, sans préciser sa nationalité ni son genre. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été informée et le patient, qui ne présentait aucun “symptôme”, a été transféré à l’hôpital et placé en quarantaine pour être soigné, selon le ministère.
Le bilan de l’épidémie du nouveau coronavirus dépasse désormais les 1.600 morts en Chine, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) disant redouter une “très grave menace” pour la planète, même si le nombre journalier de nouvelles contaminations diminue. Jusqu’à présent, 99,9% des décès enregistrés dans le monde l’ont été en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), où est apparue la maladie en décembre dans la grande ville de Wuhan. Le virus, désormais officiellement appelé par l’OMS “Covid-19”, et non plus “2019-nCoV”, le nom adopté à titre provisoire, y a provoqué la mort de 1.669 personnes, selon les autorités sanitaires chinoises. Au total 69.270 personnes contaminées ont désormais été répertoriées en Chine continentale.
Billets désinfectés
Le plus grand nombre de cas ont été répertoriés dans le province du Hubei (centre), foyer de l’épidémie de pneumonie virale Covid-19. Alors que le Hubei reste coupé du monde depuis trois semaines et que plusieurs villes de l’Est du pays ont adopté des mesures de confinement drastiques, Pékin a à son tour musclé vendredi 14 février ses restrictions pour endiguer la propagation du virus. La capitale oblige désormais toutes les personnes arrivant de l’extérieur à s’auto-imposer une quarantaine de 14 jours à leur domicile ou leur hôtel, sous peine de sanctions, a rapporté le Beijing Daily, un quotidien officiel.
L’activité dans la ville reste largement paralysée et que de nombreuses entreprises imposent le télétravail à leurs employés. A l’issue des vacances du Nouvel an lunaire, prolongées de quelques jours, beaucoup de Chinois retournés dans leur région d’origine pour les fêtes font désormais route pour rejoindre les villes où ils résident. Quelque 283 millions de trajets ont ainsi été accomplis dans le pays entre le 25 janvier et le 14 février, selon le vice-ministre des Transports Liu Xiaoming. La banque centrale a aussi annoncé samedi que les billets usagés étaient désormais désinfectés et… placés en quarantaine jusqu’à 14 jours, avant d’être remis en circulation.

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Grand test
La lutte contre le virus constitue “un grand test pour le système et les capacités de gouvernance du pays”, a reconnu le président chinois Xi Jinping, admettant des “lacunes” et appelant à améliorer le système de santé national. Après avoir initialement félicité Pékin pour son “travail très professionnel”, les Etats-Unis avaient déploré jeudi 13 février un “manque de transparence de la part des Chinois”, regrettant que le pays n’ait pas donné suite à la proposition d’envoi d’experts américains.
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Zhong Nanshan, un expert médical chinois vétéran de la lutte contre le Sras (2002-2003), a déclaré s’attendre à un pic de l’épidémie “d’ici la mi- ou fin-février”. Plus prudente, l’OMS juge elle qu’il est “beaucoup trop tôt” pour faire des prévisions. A la suite d’une délégation arrivée plus tôt cette semaine, une équipe internationale d’experts de l’OMS devait arriver à Pékin ce week-end pour une mission conjointe avec leurs homologues chinois.
Ils réaliseront des inspections sur le terrain, passeront en revue les mesures de prévention, visiteront des centres de recherche et formuleront des recommandations pour contenir l’épidémie, a indiqué Mi Feng, porte-parole de la Commission nationale de la santé.
Appel aux dons
Concernant l’élaboration d’un vaccin, il faudra encore un peu patienter. Le consortium Cepi (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations) a indiqué avoir sélectionné trois candidats vaccins, qu’ils espèrent au point d’ici quatre mois. L’Institut Pasteur penche lui aussi sur l’élaboration d’un quatrième vaccin. Un appel aux dons a d’ailleurs été lancé pour aider à son financement.
Ce virus est devenu plus meurtrier que le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en Chine, qui y avait fait 349 victimes en 2002-2003 (774 au total dans le monde). Mais les autorités sanitaires ont noté que le taux de mortalité du nouveau coronavirus était de 2,1%, les victimes étant soit très âgées ou atteintes de complications médicales préexistantes. A l’inverse, le Sras tuait presque 10% des patients.
Mesures à travers le monde
Alors qu’une grande partie des liaisons aériennes avec la Chine continentale demeurent suspendues, de nombreux pays musclent leurs mesures face à l’épidémie : le Vietnam est devenu le dernier pays en date à interdire l’entrée aux voyageurs arrivant de Chine. L’Autriche, elle, mène des contrôles de température à l’aéroport international de Vienne pour les passagers en provenance de Pékin. Sous pression, les autorités hongkongaises ont fermé la quasi-totalité des postes frontières avec le reste du pays et imposent une quarantaine de deux semaines à tous les visiteurs venant de Chine continentale.
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L’Indonésie a interrompu mercredi 5 février ses liaisons aériennes avec la Chine, bloquant des milliers de touristes chinois sur l’île touristique de Bali. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé un appel de fonds de 675 millions de dollars (613 millions d’euros) pour contrer la propagation du virus. “C’est beaucoup moins que la facture que nous devrons payer si nous n’investissons pas dans la préparation dès maintenant”, a plaidé son directeur général, Tedros Adhanom Gebreyesus.
Air France, KLM, Virgin Atlantic et Iberia ont annoncé la prolongation de plusieurs semaines de la suspension de leurs vols vers la Chine continentale face à la crise liée au coronavirus alors que les craintes gagnent également Hong Kong. Air France et KLM ont annoncé jeudi la prolongation jusqu’au 15 mars de la suspension de leurs vols vers la Chine continentale, dont la desserte avait initialement été interrompue jusqu’au 9 février. De nombreuses compagnies aériennes, dont Air France, British Airways, Air Canada, Lufthansa, American Airlines, United Airlines, American Airlines ou Delta ont suspendu depuis fin janvier leurs vols vers la Chine continentale pour tenter de freiner la propagation du virus.

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