Coronavirus : l’immobilier plonge dans la crise – Le Parisien

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

Selon lui, le nombre des accédants va passer de 900 000 en 2019 (hors investissements locatifs) à 680 000 à fin 2021, un recul de 25 %. Du jamais-vu pour l’économiste qui tire la sonnette d’alarme. « Les ménages les plus touchés seront ceux vivant en zone rurale et villes moyennes qui ne pourront plus devenir propriétaires. Dans les grandes villes, cela va se traduire par une rigidité de la mobilité résidentielle dans le parc locatif social. »

Présidé par le ministre des Finances, Bruno Le Maire, cet organisme a demandé aux banques de revenir à des pratiques plus « saines » en matière de crédit en plafonnant la durée des crédits à 25 ans et leur remboursement jusqu’à 33 % des revenus nets d’un ménage. A elles seules, ces mesures devaient réduire drastiquement le volume des crédits de 100 000 ménages. La crise du Covid-19 devrait plus que doubler ce chiffre.

Concrètement, « la chute attendue en 2020 est comparable à celle de 2012 (NDLR : année de suppression du prêt à taux zéro dans l’ancien) et plus rapide que lors de la crise des subprimes de 2008 où on avait enregistré un recul de 17 % », lâche Michel Mouillart. Au premier trimestre, le nombre de prêts accordé a chuté de 14 % (dont -20 % en mars) et de plus 50 % pendant la première quinzaine d’avril.

Avec à la clé, de premières victimes de la fermeture des tuyaux du crédit : les ménages modestes mais aussi ceux de la classe moyenne. A l’inverse, la clientèle ayant un apport en capital et la capacité d’assumer des mensualités plus élevées pour contrebalancer une durée de crédit immobilier réduite (inférieure à 25 ans) tire son épingle du jeu. « Ce glissement, qui va s’accentuer avec la crise, revient à sacrifier les ménages primo-accédants plus ou moins modestes, estime l’expert. Alors même que le risque de défaut lié à un endettement immobilier reste minime en France. » Et que le taux d’intérêt moyen reste bas à 1,16 % mi-avril (contre 1,14 % en mars), selon l’Observatoire et devrait continuer à l’être avec le maintien de la politique accommodante de la Banque centrale européenne (BCE).

Cette « transformation de la clientèle » est déjà visible au premier trimestre. « Les ménages qui souhaitent acheter leur premier bien sans apport sont exclus, ce qui augmente mécaniquement le montant de l’apport personnel moyen de ceux qui achètent », analyse l’expert, qui précise que cet apport a flambé de plus de 12 % ces trois derniers mois. Du jamais-vu depuis 20 ans selon l’Observatoire. Tandis que le coût moyen des transactions a grimpé de près de 6 %, une première depuis 2010.

Chaque matin, l’actualité vue par Le Parisien

Votre adresse mail est collectée par Le Parisien pour vous permettre de recevoir nos actualités et offres commerciales. En savoir plus

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif