Coronavirus : krach boursier en Europe et à Wall Street, pire journée de l’histoire pour la Bourse de Paris

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

La Bourse de Paris a vécu, jeudi 12 mars, la pire journée de son histoire en subissant une chute de − 12,28 %, à l’image des principales places européennes, qui se sont toutes effondrées, provoquant un krach boursier historique, suivi par New York. L’annonce, dans l’après-midi, de la Banque centrale européenne (BCE) du maintien de ses taux directeurs, malgré d’autres mesures de soutien aux entreprises et aux Etats, n’a pas convaincu les marchés, extrêmement inquiets des conséquences de la pandémie due au coronavirus sur l’économie.

A la clôture, Londres a perdu 9,81 %, Francfort 12,81 %, Madrid 14,06 % et Milan 16,62 %. La place italienne signe également la pire journée de cotation. Cette journée cauchemardesque pour les marchés est également inédite depuis 1987 pour Londres, 1989 pour Francfort.

La bourse de New York a suivi le mouvement européen : le Dow Jones a chuté de 9,99 % à la cloture, jeudi soir. L’indice vedette de Wall Street n’avait plus connu pareille dégringolade depuis le « lundi noir » du 19 octobre 1987, où il avait dévissé de plus de 22 %.

La BCE avait annoncé à la mi-journée un programme de prêts pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) les plus touchées par l’épidémie de Covid-19, et l’achat de 120 milliards d’euros de dette publique et privée supplémentaire d’ici à la fin de l’année. A la différence des autres grandes banques centrales, la BCE n’a cependant pas touché à ses taux directeurs : le principal est déjà à zéro depuis mars 2016, et le taux frappant les dépôts laissés par les banques dans ses caisses a été laissé à − 0,50 %.

L’institution établie à Francfort a également autorisé jeudi les banques à opérer temporairement en dessous des exigences de fonds propres et de liquidités en vigueur, en réponse à la crise due au coronavirus qui menace toute l’économie et le secteur bancaire en particulier.

« Lenteur et complaisance des gouvernements »

Après cette série d’annonces, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a fustigé la « lenteur et la complaisance » des gouvernements, « en particulier dans la zone euro », face au coronavirus, une critique inhabituellement vive des Etats.

La présidente de la BCE a estimé que le « choc majeur » que représente la pandémie pour l’économie de la zone euro requiert une « réponse budgétaire ambitieuse et coordonnée ». « J’espère fortement que, lors de la réunion de l’Eurogroupe lundi », il y aura « une avancée décisive et déterminée », a-t-elle déclaré. Les Etats devront à la fois « assumer le défi sanitaire » et « limiter l’impact économique », selon Mme Lagarde. « En particulier, des garanties sur les crédits sont nécessaires en complément et pour renforcer les mesures de politique monétaire annoncées aujourd’hui », a-t-elle détaillé.

La BCE constate une « considérable aggravation des perspectives de croissance à court terme ». L’entrée potentielle de la zone euro en récession « va clairement dépendre de la vitesse, de la force et du caractère coordonné » de la réponse « de tous les acteurs », a insisté Mme Lagarde.

Les Bourses se sont rapidement effondrées

Dans les minutes qui ont suivi l’annonce des mesures de soutien monétaire, les Bourses européennes ont chuté, poursuivant un effondrement engagé depuis plusieurs semaines. Le DAX (Bourse de Francfort) a immédiatement perdu 10,4 %, et la Bourse de Paris a décroché de 10,15 %. S’y ajoutent les Bourses de Londres (− 10 % pour le FTSE 100) et suisse (− 10 % pour le SMI) dans l’après-midi. Les principaux indices européens ont tous dévissé de près de 30 % depuis le début d’année : un véritable krach.

Outre-Atlantique, Wall Street s’est également effondrée de 7,3 % (Dow Jones) à l’ouverture, ce qui a provoqué une interruption automatique des échanges, de même pour la Bourse de Sao Paulo, qui a perdu de plus de 15 %.

La BCE est la dernière grande banque centrale à réagir à la pandémie de Covid-19. La Réserve fédérale américaine a baissé ses taux de 0,5 point dès le 3 mars, sans attendre sa réunion de la mi-mars ni une quelconque action coordonnée, et elle a été imitée mercredi par la Banque d’Angleterre.

Le Monde

This content was originally published here.

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif