Coronavirus : au moins quatre candidats vaccins à l’étude, notre carte de l’épidémie en temps réel

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Le nombre de victimes du coronavirus continue de grimper. Après les Philippines, Hong Kong a annoncé qu’une personne avait succombé à la maladie : il s’agit des deux premiers morts en dehors de la Chine. Dans l’Empire du milieu, les autorités font état de 425 personnes décédées et de 20.400 cas. Les autorités chinoises ont reconnu “des insuffisances” dans leur réaction face au virus et comptent sur le monde pour l’aider à répondre à cette crise.
Grâce aux échantillons prélevés sur trois des malades pris en charge en France, l’Institut Pasteur a réussi à isoler et mettre en culture le nouveau virus. Une étape clé. “Dès lors que la souche isolée est mise en culture, il devient possible, par exemple, de tester in vitro des molécules ou des cocktails de molécules pour voir si elles inhibent la croissance du virus, ou de tester des candidats vaccins sur des modèles animaux”, explique Arnaud Fontanet, responsable de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut, relayé par Les Échos. Concernant l’élaboration d’un vaccin, il faudra encore un peu patienter. Le consortium Cepi (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations) a indiqué avoir sélectionné trois candidats vaccins, qu’ils espèrent au point d’ici quatre mois. L’Institut Pasteur penche lui aussi sur l’élaboration d’un quatrième vaccin. Un appel aux dons a d’ailleurs été lancé pour aider à son financement.
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Ce virus est devenu plus meurtrier que le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en Chine, qui y avait fait 349 victimes en 2002-2003 (774 au total dans le monde). Invité sur les ondes d’Europe 1 lundi, Lu Shaye, l’ambassadeur de Chine en France, a assuré que que 475 patients avaient été guéris depuis le début de l’épidémie. Wuhan, épicentre de l’épidémie, est toujours placée en quarantaine, imitée dimanche par la ville chinoise de Wenzhou, dans l’est de la Chine, qui a imposé le confinement de ses plus de neuf millions d’habitants. La municipalité de Taizhou et trois districts de Hangzhou — siège du géant chinois du e-commerce Alibaba et capitale de la province du Zhejiang –, n’autorisent de leur côté plus qu’une personne par foyer à sortir une fois tous les deux jours pour faire leurs courses. Quelque 9 millions de personnes au total sont concernées.
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Mongolie, Russie, Australie interdisent l’entrée des étrangers passés par la Chine
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la semaine dernière l’épidémie comme “une urgence de santé publique de portée internationale” et de nombreux pays ont annoncé des mesures exceptionnelles en espérant se prémunir contre le virus. Les Etats-Unis, l’Australie et Israël ont interdit l’entrée sur leur territoire aux étrangers s’étant rendus en Chine dans les 14 derniers jours. La Mongolie, la Russie et le Népal ont fermé leurs frontières terrestres avec la Chine alors que la Papouasie Nouvelle Guinée a fermé mercredi ses entrées aériennes et maritimes à tous les voyageurs étrangers en provenance d’Asie.
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Ces mesures de confinement pourraient avoir ralenti la propagation du virus mais ne l’ont pas arrêtée. La personne décédée aux Philippines était un Chinois de 44 ans originaire de Wuhan, a indiqué l’OMS. Cette annonce est intervenue peu de temps après la décision des Philippines de ne plus accepter de voyageurs étrangers en provenance de Chine. “Il s’agit du premier décès signalé en dehors de la Chine”, a déclaré à la presse Rabindra Abeyasinghe, représentant de l’OMS aux Philippines. Au cours du week-end, la Grande-Bretagne, la Russie et la Suède ont annoncé leurs premiers cas confirmés.En Chine, le nombre de morts s’élevait dimanche à 304, les autorités ayant annoncé que 45 personnes étaient décédées au cours des dernières 24 heures.

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Pas aussi puissant que le Sras
“A ce que nous voyons à présent, cette maladie n’est (…) pas aussi puissante que le Sras”, a déclaré dimanche dernier devant la presse Gao Fu, responsable du Centre chinois de contrôle et prévention des maladies. En revanche, le nouveau virus a une période d’incubation pouvant aller jusqu’à deux semaines et “la contagion est possible durant la période d’incubation”, avant même que n’apparaissent des symptômes, “ce qui est aussi très différent du Sras”, a noté Ma Xiaowei, patron de la Commission nationale de la Santé (CNS).
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“Nous avons l’impression (…) qu’aujourd’hui la propagation de ce virus-là est plus rapide que le Sras, mais que par contre la mortalité est nettement inférieure”, a renchéri la ministre française de la Santé, Agnès Buzyn. Selon l’OMS, le Sras avait atteint un taux de mortalité de 9,5% (contre 34,5% pour la seule autre épidémie provoquée par un coronavirus, le Syndrome respiratoire du Moyen-Orient, ou Mers, apparu en 2012 dans la Péninsule arabique).
Aucun nouveau cas détecté en France pour l’instant
Dimanche matin, aucun nouveau cas de coronavirus n’avait été rencensé en France. Une vingtaine de cas suspects avaient été notés parmi les personnes rapatriés de Chine dimanche, mais les tests menés ont été rassurants. Il y a donc toujours six cas confirmés dans l’Hexagone : un à Bordeaux, deux en réanimation à l’hôpital Bichat à Paris et trois cas hospitalisés dans les services infectiologie des hôpitaux Bichat et de la Pitié-Salpêtrière.
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Le sixième cas confirmé en France remonte au 30 janvier. “Il s’agit d’un médecin libéral qui a été en contact avec un cas qui a été confirmé ensuite en Asie”, selon l’annonce du directeur général de la Santé. Le patient ayant été reçu en consultation par le médecin est en effet rentré ensuite en Asie et a été diagnostiqué au coronavirus “de Wuhan”, épicentre de l’épidémie dans le centre de la Chine. Le médecin est quant à lui hospitalisé et placé à l’isolement dans un hôpital parisien, mais son état ne présenterait pas d’inquiétudes pour l’instant.
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Le médecin “a pris très rapidement la situation au sérieux, et dès le début des symptômes il s’est isolé de lui-même”, a précisé Jérôme Salomon lors d’une conférence de presse. Europe 1 révèle toutefois que celui-ci a continué de consulter durant cinq jours alors qu’il était infecté sans le savoir. Une trentaine de patients avec qui il aurait été en contacté ont ainsi été appelés par l’agence Santé publique France, sans que l’on sache pour l’instant si certains ont pu contracter le virus.
En déplacement jeudi à Angoulême au festival de la bande-dessinée, Emmanuel Macron a assuré être “dans la vigilance la plus extrême”. Depuis le 1er février, le gouvernement a mis en place un numéro vert à destination des individus qui se posent des questions sur le coronavirus chinois. Ce numéro, le 0800 130 000, “sera ouvert de 9h à 19h tous les jours” et réservé à “toutes les questions qui ne concernent pas la santé”, a précisé Agnès Buzyn. Par contre, “si des personnes ont des symptômes et des questions médicales il faut appeler les centres 15 si on revient (…) de Chine”, a-t-elle rappelé.
Deux patients français en réanimation
En France, deux patients confirmés sont dans un état sévère et ont été placés en réanimation. Le premier est un touriste chinois, âgé de 80 ans, arrivé en France le 23 janvier dernier. Il est originaire de la province de Hubei, la plus touchée en Chine. Une enquête épidémiologique avait été lancée, “en particulier la recherche de ses cas contacts », avait précisé le directeur général de la Santé, mardi. C’est la première fois qu’un cas sévère de ce coronavirus était détecté en France. L’un des trois autres patients traités pour ce coronavirus, un homme de 30 ans, est également hospitalisé en réanimation depuis mercredi soir. Selon les explications d’Agnès Buzyn, “son état s’est aggravé”. À Bordeaux, la patient identifié est de son côté toujours sous surveillance.
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Vendredi, un avion A340 Esterel militaire, parti de Paris mercredi soir en direction de Wuhan, a rapatrié une partie des Français de Wuhan qui le souhaitaient. Environ 200 d’entre eux s’étaient dans un premier temps manifestés auprès des autorités. Une équipe d’une vingtaine de médecins, d’infirmières et de psychologues les accompagnaient à bord. Selon les précisions de la ministre de la Santé, les passagers ont été amenés, à leur arrivée en France, dans un lieu de confinement. Ils devront y rester 14 jours, le temps d’incubation potentiel du coronavirus.

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