Confinement : les contrôles et verbalisations atteignent des sommets

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Plus d’un mois après le début du confinement, les contrôles et verbalisations pour non-respect du confinement sont au plus haut. Selon le JDD, samedi 18 avril au soir, 14.037.954 contrôles des attestations autorisant un déplacement avaient été effectués depuis le 17 mars et 831.798 personnes avaient été verbalisées. Des chiffres qui tendent à contreduire les affirmations du ministre de l’Intérieur qui a déclaré dans la presse et devant les parlementaires que le confinement était “bien respecté”. 
Dans les faits, le respect du confinement semble plus compliqué que ce qu’assure le ministre si on en croit le secrétaire général du syndicat de police Alliance. “Il est faux de dire que ça se passe bien partout”, assure au JDD Fabien Vanhemelryck. Il fait notamment référence aux “quartiers sensibles” où le respect des consignes sanitaires lui semble moins respecté qu’ailleurs. Le syndicat de police cite ainsi des piscines gonflables découvertes sur le parking d’une cité de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, dans lesquelles étaient réunies de nombreux jeunes, au méris des risques de propagation du coronavirus.
>> À lire aussi – Secourue trop loin de chez elle, une randonneuse verbalisée
Le dirigeant syndical dénonce dans le JDD une véritable insécurité pour les contrôleurs. Il explique comment des cas de guets-apens lui ont été remontés par ses adhérents. Le 25 mars à Beauvais (Oise), une adjointe de sécurité a par exemple reçu un pavé dans la tête lors d’un contrôle d’attestation et a dû être transportée au CHU d’Amiens.
Les abus policiers dans le viseur des associations
À l’inverse, les inquiétudes sont également nombreuses du côté des associations de défense des droits de l’homme qui dénoncent de nombreux abus lors des contrôles du respect du confinement. En effet, selon le JDD, une vingtaine d’associations, dont la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France, ont créé un dispositif de veille pour recenser ce qu’ils appellent les “abus policiers”.
Cela va de l’usage illégal de la force aux verbalisations abusives. Coups de pied à terre à Perpignan, coups dans le dos à Trappes, amende à Paris pour une jeune femme sortant son chien entre 10h et 19h, alors que rien ne l’interdit, les associations détaillent une dizaine d’exemples.

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