Chine : après les manifestations, le virus risque de plomber la croissance à Hong Kong

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

A Hong Kong, le virus chinois risque fort d’aggraver les difficultés économiques, déjà très marquées du fait des manifestations géantes pro-démocratie. Ce “hub” financier international est actuellement en état d’alerte élevé après l’apparition de ce virus proche du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), apparu pour la première fois dans la ville chinoise de Wuhan (centre), et qui inquiète l’OMS. Il s’est depuis propagé dans de nombreux pays d’Asie et même aux Etats-Unis. En 2003, près de 300 personnes étaient décédées à Hong Kong d’un virus de la même famille apparu en Chine. Cela avait porté un sérieux coup à l’économie hongkongaise avec la chute de la fréquentation touristique.
“Nous sommes à un niveau d’alerte élevé et nous nous préparons au pire”, a déclaré mardi Matthew Cheung, l’adjoint de la cheffe de l’exécutif Carrie Lam. Les choses ne pouvaient pas tomber plus mal. Victime des conséquences de la guerre commerciale sino-américaine et des manifestations pro-démocratie qui ont particulièrement affecté les secteurs du tourisme et de la vente au détail, Hong Kong est en récession. Lundi, l’agence de notation Moody’s a abaissé la note à long terme de cette plate-forme financière réputée pour sa stabilité. Elle a notamment critiqué le gouvernement hongkongais pour sa gestion des manifestations pro-démocratie.
>> A lire aussi – Cette nouvelle arme chinoise qui fait trembler les manifestants de Hong Kong
L’apparition d’une épidémie dans cette mégapole très densément peuplée ne peut qu’aggraver ses difficultés économiques. “C’est sans aucun doute la dernière chose que les habitants de Hong Kong veulent connaître”, a expliqué Jackson Wong, directeur de la gestion des actifs au sein d’Amber Hill Capital Ltd. “La situation actuelle va sans aucun doute rappeler aux investisseurs ce dont nous avons souffert en 2003 lors de l’épidémie de Sras à Hong Kong”, a-t-il ajouté.
La bourse de Hong Kong a chuté mardi – les actions des sociétés liées au secteur du tourisme figurant en tête de ces pertes – après qu’un scientifique chinois a affirmé que ce coronavirus était transmissible entre humains. L’apparition de cette nouvelle crise intervient à quelques jours des longs congés du Nouvel an chinois qui débutent vendredi. Ils sont l’occasion pour des centaines de millions de personnes de voyager en Chine et à l’étranger.
>> A lire aussi – Le pétrole plombé par les craintes sur le virus chinois
A Hong Kong, le nombre de touristes en provenance de la Chine continentale a sérieusement chuté depuis le début en juin des manifestations et ce nouveau virus ne pourrait qu’aggraver la situation. “L’hôtellerie, la restauration et le tourisme ont été les plus frappés par la récession et maintenant” ce nouveau virus “vient mettre du sel sur la plaie”, a affirmé à l’AFP Dickie Wong, directeur général de la recherche à Kingston Securities. Les autorités sanitaires hongkongaises prennent un maximum de mesures pour éviter que la crise du Sras ne se répète. Les contrôles permettant de détecter de la fièvre ont été renforcés à l’aéroport et dans les hôpitaux pour toutes les personnes en provenance de la province d’Hubei et pas uniquement de la ville de Wuhan.
Plus d’une centaine de personnes en provenance de cette région et présentant des symptômes grippaux ont été placées à l’isolement et soignées. Jusqu’à présent, aucune n’a eu un test positif à ce coronavirus. Hong Kong est sur le qui-vive depuis l’apparition, en décembre, de ce virus et sa propagation dans plusieurs villes chinoises, dont Shenzhen, voisine de l’ex-colonie britannique. Nombre d’habitants ont déjà acheté des masques de protection. Les services permettant de placer les personnes à l’isolement et les médecins se tiennent prêts.
>> Notre service – Faites des économies en testant notre comparateur d’Assurances Santé
L’apparition du Sras avait profondément marqué Hong Kong. Depuis, ses habitants sont rompus aux normes d’hygiène destinées à prévenir toute contamination. Au quotidien, de nombreuses personnes portent des masques et pas seulement en période de grippe hivernale. Hong Kong avait rencontré des difficultés à lutter contre le Sras, les autorités chinoises ayant tardé à donner l’alerte et tenté de dissimuler l’ampleur de l’épidémie. Les spécialistes se disent encouragés par la transparence dont fait actuellement preuve Pékin.
>> Notre service – Testez notre comparateur de comptes-titres pour passer vos ordres de Bourse au coût le plus bas
Les “délais (…) sont en nette amélioration par rapport au Sras”, a affirmé mardi à la presse Gabriel Leung, doyen de l’école de médecine de l’Université de Hong Kong. “Ce qui a pris des mois à l’époque du Sras est désormais réduit à quelques semaines ou jours”, a-t-il souligné.
>> En vidéo – Hong Kong : des mini-appartements dans des tuyaux pour contrer les prix fous de l’immobilier

>> Rejoignez le Club Capital des Boursicoteurs sur Facebook (cliquez sur l’image)
Getty Images

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif