Cette publicité pour des patchs anti-ondes qui fait polémique

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C’est une méthode plutôt décriée. Alors que l’inquiétude autour des effets des ondes sur la santé est devenue un véritable sujet de société, la société suisse Fazup surfe sur cette vague pour écouler ses produits. L’entreprise est spécialisée dans la fabrication de patchs anti-ondes pour smartphones, à coller à l’arrière de son mobile, pour se prémunir contre les effets de ces ondes électromagnétiques sur la santé, détaille BFMTV. Un équipement vendu 34,90 euros et dont la publicité est largement diffusée sur les réseaux sociaux.
C’est cette promotion, notamment centrée sur les futures mères de famille, qui fait débat. “Cette maman ne sais pas que son bébé est en danger”, peut-on ainsi lire sur l’une des publicités, mettant en avant une femme enceinte les yeux rivés sur son smartphone. Une affirmation avancée comme argument marketing alors qu’aucun consensus scientifique n’existe sur les effets positifs des patchs anti-ondes pour la santé.
Ligne rouge
Depuis le début de l’année 2020, la campagne de pub semble s’être intensifiée, selon la chaîne d’info en continu alors que des dizaines d’influenceuses ont été recrutées pour faire la promotion de la marque. Une campagne qui fait polémique alors que Fazup joue sur le danger des ondes pour les enfants et sur le rôle de la mère pour les protéger, mettant en avant des maux de tête, des troubles du sommeil, des fausses couches, de l’infertilité ou encore des tumeurs cérébrales.
>> A lire aussi – Il émettait des ondes trop fortes, un smartphone retiré du marché français
Si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pointe elle-même l’absence de consensus scientifique autour des effets des ondes, notamment concernant la fertilité, Fazup a passé un cap en parlant “d’ondes nocives”. Une campagne qui, selon l’Autorité des régulations professionnelle de la publicité (ARPP), a franchi la ligne rouge. “L’ensemble des allégations doivent être prouvées scientifiquement”, rappelle ainsi l’ARPP auprès de BFMTV. Les fabricants de patchs anti-ondes avaient d’ailleurs été épinglés en 2016 par la DGCCRF, accusés “d’exploiter l’anxiété des consommateurs”.
Les fondateurs de l’entreprise, eux, se défendent en affirmant n’avoir jamais affirmé qu’il était prouvé que leur produit pouvait avoir un bénéfice sur la santé. “Nous écrivons par exemple que notre produit élimine la sensation de maux de tête, non qu’il élimine les maux de têtes”, précisent-t-il auprès de la chaîne d’information avant de conclure : “Si les gens comprennent autrement, c’est leur problème”.

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