Ces villes (parfois surprenantes) qui abritent les plus riches propriétaires immobiliers

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Cet automne, le think tank France Stratégie, institut dépendant de Matignon, avait brossé un premier portrait des contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) depuis son instauration au 1er janvier 2018. Un portrait que vient de compléter Bercy en ce début d’année en publiant le classement des villes de plus 20.000 habitants ayant plus de 50 redevables à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour l’année 2018. Un document inédit qui, en dehors de la localisation géographique des contribuables, précise le montant moyen de leur patrimoine détenu ainsi que la facture moyenne réglée à l’administration.
Promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, la transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) – véritable totem de la vie politique française depuis 40 ans – en impôt sur la fortune immobilière (IFI) s’est produite en début de quinquennat au 1er janvier 2018. Un choix réfléchi et assumé par le gouvernement d’Edouard Philippe qui souhaitait, en modifiant l’assiette cet impôt symbolique, envoyer un signal pro-business aux investisseurs. Exit les valeurs mobilières (actions, obligations, une partie de l’assurance-vie) qui étaient soumises à l’ISF. Le gouvernement a fait un autre choix : taxer en priorité l’immobilier, une économie qualifiée “d’improductive” dans les rangs de la majorité. Selon les articles 964 à 983 du Code général des Impôts, l’IFI nouvellement créé s’applique “à la valeur nette des actifs immobiliers détenus par les personnes physiques d’un même foyer fiscal”. Une valeur qui doit être supérieure à 1,3 million d’euros net taxable (une fois les charges déduites, ndlr) au 1er janvier de l’année d’imposition.
Le rétrécissement de l’assiette de l’impôt a eu logiquement pour effet de sortir un certain nombre de contribuables, auparavant assujettis à l’ISF, des radars de l’IFI. De 360.000 redevables à l’ISF en 2017, le tamis de Bercy n’a “conservé” que 130.000 contribuables à l’IFI en 2018. De fait, la recette de l’impôt a chuté. En 2017, Bercy avait récolté près de 4,2 milliards d’euros grâce à l’ISF. Un an plus tard, on a compté seulement 1,2 milliard d’euros dans l’enveloppe de l’IFI.
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Depuis la publication du rapport de France Stratégie, nous avions déjà pu percer quelques secrets de ces 130.000 contribuables. Les travaux du think tank relèvent que ces ménages aisés ont déclaré un patrimoine moyen net taxable de 2,3 millions d’euros en 2018. Ce qui établit l’addition moyenne à 9.730 euros d’impôts par tête au niveau national. Par ailleurs, le rapport notait également de grandes disparités parmi les premiers de cordées. D’un côté les petits patrimoines – en-dessous de 1,376 million d’euros net taxable – ont payé en moyenne 1.800 euros d’IFI en 2018 quand les plus riches – au-dessus de 3,5 millions d’euros net taxable – ont dû faire un chèque moyen de 43.700 euros à l’administration fiscale.
Le nouveau document établi par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) permet d’en apprendre davantage sur ces contribuables en les localisant sur le territoire par commune. Et il faut bien dire que l’on est guère surpris par le nom des 10 villes où le montant moyen d’IFI payé par les administrés est le plus fort de France. Hormis Monaco qui trône largement en tête du classement avec plus de 28.000 euros d’IFI par tête, on retrouve de chics arrondissements parisiens, parmi lesquels arrive en première position le cossu 7e. 3.913 habitants de l’arrondissement, dirigé par Rachida Dati, détiennent un patrimoine moyen de plus de 3 millions d’euros et ont payé aux alentours des 15.000 euros d’IFI en 2018. Parmi les villes de tête, figurent des communes comme Neuilly-sur-Seine, ancien fief de Nicolas Sarkozy ou Cannes, cité balnéaire de la Côte d’Azur.
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Plus surprenant, le document fait surgir des noms de communes auxquels on ne penserait pas forcément de prime abord. En 5e position, on s’étonne de retrouver la ville de Brive. La jolie cité corrézienne compte 54 riches contribuables assujettis à l’IFI. Ces derniers ont réglé une facture salée de 12.944 euros d’impôts en moyenne en 2018. Plus loin dans le classement, on retrouve d’autres communes de province comme Laval, Troyes, Saint-Malo ou encore Colmar en Alsace. Ce qui souligne la présence dans ces villes régionales de contribuables au patrimoine immobilier important, au moins égal à 1,3 million d’euro net taxable. Dans la petite Venise alsacienne, Bercy nous apprend que 76 contribuables possèdent un portefeuille immobilier moyen supérieur à 2,3 millions d’euros. Parmi les 182 villes recensées, c’est la ville de Menton dans le Var qui ferme la marche avec un IFI moyen par contribuable de 5.246 euros en 2018.
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Découvrez le classement intégral des villes de plus de 20.000 habitants ayant plus de 50 redevables à l’IFI dans le tableau qui suit :

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