Ce que prévoit le conseil scientifique en cas de redémarrage de l’épidémie

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Et si l’épidémie redémarrait ? Alors que le nombre de cas baisse quotidiennement depuis plusieurs semaines, le conseil scientifique s’est tout de même penché sur la question. En cas de reprise dans les prochains mois, quatre scénarios ont été envisagés. Dans les colonnes du Parisien, le président du conseil scientifique, le professeur Jean-François Delfraissy, a dévoilé les contours des options qui s’offriraient à nous en cas de reprise de l’épidémie en France.
Et ce qui semble sûr, c’est que le confinement généralisé tel qu’on l’a connu entre le 17 mars et le 11 mai n’est plus une option. “Quoi qu’il arrive, on ne pourra pas refaire un confinement généralisé en France. La première fois, il était indispensable, on n’avait pas le choix, mais le prix à payer est trop lourd. La population ne l’accepterait sûrement pas, les conséquences économiques seraient majeures et, même d’un point de vue sanitaire, cela n’est pas souhaitable”, insiste-t-il.
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En revanche, Jean-François Delfraissy insiste sur l’utilité de mettre en place un plan de prévention. Quatre scénarios ont d’ores et déjà été élaborés. “Le premier, tout va bien dans le meilleur des mondes. Le deuxième, un cluster critique apparaît, à l’image de Mulhouse, et là, on confine très localement. Dans le troisième – celui qu’on redoute le plus à l’automne – il n’y a pas d’explosion de l’épidémie, mais une lente dégradation des indicateurs, comme le nombre d’hospitalisations. Dans le dernier, elle atteint un stade critique. C’est celui qu’il faut absolument éviter”, explique le président du conseil scientifique dans les colonnes du quotidien francilien.
Anticiper et se préparer
Selon le scénario, le conseil scientifique planche sur les mesures qui pourraient être mises en place, comme la “mise sous cloche pour une durée limitée” de certaines villes, “un dépistage systématique du personnel soignant à la moindre alerte” dans les Ehpad, afin de protéger les plus à risque… Jean-François Delfraissy affirme qu’il faut profiter de cette accalmie “pour anticiper et éviter d’être insuffisamment préparé comme début mars”.
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Interrogé par Le Parisien sur un possible nouveau pic de contaminations à la rentrée, le président du conseil scientifique reste sur ses gardes : “Si on regarde l’historique des grandes pandémies de virus respiratoires, on voit que huit sur dix régressent dans les pays européens de manière spontanée durant l’été. En revanche, vous en avez cinq sur dix qui récidivent à l’automne. Il faut rester extrêmement vigilants.”

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