Cannabis : LA plante polémique

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On trouve déjà des écrits relatant les vertus de cette herbe insolente dès 2700 avant notre ère, soit il y a presque cinq millénaires. Et pourtant tout au long de l’Histoire de l’humanité, des voix se sont élevées pour juger le cannabis avec sévérité… Le méritait-elle ? Voilà une des questions qui divisent binairement la société occidentale depuis plusieurs siècles. Retour sur l’itinéraire d’une plante tantôt décriée, tantôt encensée.

De l’Orient à l’Occident, la culture s’étend

Pour revenir sur les premières traces de marijuana thérapeutique dans l’histoire humaine nous devons nous replonger dans la Chine impériale du 3ème millénaire avant Jésus-Christ. En effet, la légende raconte que l’empereur Shen Nung lui-même aurait découvert l’aspect curatif de la plante pour traiter les problèmes de concentration ainsi que les rhumatismes. Elle apparaît donc très tôt dans la pharmacopée traditionnelle en Asie … Les échanges commerciaux avec l’Occident au sortir du Moyen-Age parapheront donc son apparition en Europe, tant et si bien que même Rabelaisfera l’éloge de ses vertus dans ses ouvrages « La vie de Gargantua » et « Pentagruel »… L’anecdote veut d’ailleurs qu’il ait affublé la plante du sobriquet de « Pantagruelion ».

Les colons espagnols puis anglais introduisirent également le cannabis aux Amériques aux mêmes périodes, exportant ainsi sa culture alors méconnue des autochtones.

De sa popularisation en France

L’Histoire retient que l’usage récréatif du cannabis en France a été très largement popularisé par les troupes bonapartistes au retour de la campagne d’Égypte de 1798. En effet, il semblerait que son usage soit alors très répandu dans les milieux égyptiens les plus modestes, et on peut alors s’amuser à imaginer le civil local de l’époque fumant son mélange non loin des militaires français en opération, rendus curieux par l’odeur et les effets visibles. Mais le festival n’aura pas lieu, au retour d’Égypte le futur Empereur fait tout bonnement interdire le cannabis pour lutter contre sa démocratisation déjà galopante

De sa relation avec les poètes maudits

Mal avisé le rappeur moderne se croyant précurseur en faisant les louanges de la weed, il prend simplement la relève de maintes générations ayant déjà puisé leur inspiration dans sa consommation et son étude, à commencer par l’incontournable Charles Baudelaire et son confrère Gérard de Nerval ayant respectivement rédigés « Les paradis artificiels » et « Le club des Haschischiens ». Quoi que le mouvement hippie des sixties soit passé par là et que son usage soit devenu beaucoup moins marginal qu’avant-guerre, l’herbe demeure persona-non-grata aux yeux de la bonne société.

Ganja et spiritualité : Quand la drogue devient dogme

Après que Marcus Garvey eût prophétisé un roi noir salvateur pour les Africains, Sélassié 1er ( le ras Tafari) fût couronné en avril 1930. Ainsi prit forme le mouvement rastafari qui voit aussitôt en Haïlé Sélassié la réincarnation de Dieu. Fervants chrétiens, ils interprètent certains passages du nouveau Testament de manière littérale et y trouvent finalement la justification sacrée de la consommation d’herbe, notamment dans l’extrait suivant ;

Apocalypse, chapitre 22 verset 2 :
« Au milieu de la place, de part et d’autre du fleuve, il y a des arbres de Vie qui fructifient douze fois, une fois par mois ; et leurs feuilles peuvent guérir les païens. »

De sa légalisation

Voilà finalement la grande question autour du cannabis qui divise dans le débat public actuel ; Faut-il oui ou non légaliser complétement le cannabis, le limiter à l’usage thérapeutique ou bien seulement le dépénaliser ? Que risquez-vous si vous achetez des graines de cannabis? Une proportion importante de la population voit dans sa légalisation et son expansion une opportunité de croissance économique, un regain écologique ( le chanvre étant notamment moins gourmand en eau que le coton) ou encore un marché de l’emploi à développer mais la classe dirigeante reste frileuse sur cette question. D’autres soulignent le fait que la situation actuelle conviendrait finalement aux décideurs, puisque l’économie souterraine générée ricoche dans une certaine mesure dans la poche de l’État ainsi que dans celle des bailleurs HLM, entretenant ainsi une paix sociale fragile dans les quartiers. Nous pouvons d’ailleurs nous interroger sur le devenir de cette économie souterraine dans une France qui aurait légalisé la drogue douce… Nous ne nous positionnerons donc pas de manière radicale sur cette question de légalisation et nous contentons d’interroger, car au vue de nos éléments il y aurait du pour comme du contre. D’ailleurs nous pouvons légitimement nous demander ce que serait amené à vendre le petit dealer de shit si son gagne-pain venait à être légalisé

L’herbe croît

Si la société occidentale boudait encore la beuher il y a 30 ans, le débat actuel tend à ne plus considérer l’usager comme un délinquant ni un toxicomane. Et si une partie de la population ne conçoit toujours pas qu’elle puisse agrémenter une réunion conviviale au même titre qu’une bouteille de vin, sa vision populaire s’adoucit et se nuance néanmoins, notamment grâce à une meilleure connaissance moderne et à une promotion sans complexes portée par ses adeptes seedsman.

Quoi qu’il en soit concernant cette question épineuse, le milieu musical français ne manque pas de s’emparer du sujet depuis maintes années !

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