Cannabis et confinement : l’étude en ligne sur les habitudes des fumeurs qui cartonne – Le Parisien

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« Le marché est au ralenti, les stocks s’amenuisent et les prix ont tendance à augmenter. Il y a une situation de pénurie partielle. Certains livreurs augmentent leurs prix jusqu’à 30 %, il y a pas mal de cas de cannabis light vendu pour de l’herbe… » Victor Martin, responsable du projet « Plus belle la nuit » de l’association Bus 31/32, qui va au contact des usagers pour réduire les risques, reçoit les remontées des fumeurs qui vivent des situations très différentes… Il y a ceux qui connaissent la pénurie, ceux qui font pousser leur herbe dans leur jardin, ceux qui avaient constitué des stocks, d’autres qui habitent plus ou moins loin des « points stups » pratiquant ou non la livraison à domicile, ceux qui commandent leur produit via le Darknet ou les réseaux sociaux…

« Il me reste une semaine de stock, depuis le début du confinement j’ai rationné ma consommation », témoigne Denis (NDLR : les prénoms ont été changés), un trentenaire marseillais. « Avec le confinement et les contrôles de police, c’est plus compliqué d’aller acheter dans les cités. J’ai quelques pieds sur mon balcon, mais ils ne sont pas prêts, il va falloir que je me débrouille. J’ai des douleurs articulaires récurrentes, il n’y a que ça qui me les fasse passer ».

« J’arrive à m’approvisionner, insuffisamment, principalement via des amis, ou le cas échéant via des réseaux de livraison et je constate une hausse des prix. Le sevrage partiel se traduit par une augmentation de ma nervosité, des difficultés de concentration et une hyperactivité. J’espère qu’avec le déconfinement, ce sera l’occasion de retrouver des produits de meilleure qualité à des prix corrects. »

Intérimaire dans le Loiret, Christopher fume habituellement une dizaine de joints par jour. « J’arrive à m’approvisionner avec ma propre production et des commandes », explique-t-il. « Mais la pénurie se fait clairement sentir et les prix augmentent ».

« Avec le confinement, je fume clairement plus que mes trois joints habituels par jour, il peut m’arriver de commencer directement au réveil », raconte Nathalie, une étudiante de 28 ans consommatrice depuis dix ans. « Pour l’instant, j’arrive à m’approvisionner sur les lieux habituels, mais aussi par livraison ou récup auprès de connaissances ou d’amis. »

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