Cannabis et confinement : 35% des usagers quotidiens ont accru leur consommation – Le Parisien

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Cette étude est menée par l’association marseillaise de réduction des risques Bus 31/32 accompagnée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Les premiers résultats publiés ce mercredi 29 avril montrent que la majorité des usagers quotidiens ont soit maintenu (29 %), soit augmenté leur consommation quotidienne. A l’inverse, 28 % l’ont diminuée, sans la stopper. Selon les spécialistes, un million de Français prennent du cannabis tous les jours, ce qui fait de la France l’un des premiers consommateurs d’Europe.

Basés sur l’analyse de plus de 4000 questionnaires complets rendus depuis le 16 avril (10 000 sont visés d’ici la fin du confinement strict prévue le 11 mai), ces résultats montrent une prédominance des hommes de moins de 40 ans parmi les répondants. Si 30 % des sondés avouent un usage exclusivement récréatif, la moitié d’entre eux utilisent le cannabis également ou exclusivement à titre thérapeutique, pour améliorer le sommeil, réduire le stress, soulager des douleurs ou lutter contre l’anxiété et la dépression.

« Le fait que si peu de personnes aient totalement stoppé leur consommation montre que certaines formes d’approvisionnements n’ont pas disparu pendant le confinement. Les premières réponses montrent que l’achat sur des points de vente ou auprès d’amis mais aussi les livraisons sont majoritaires, alors que les commandes sur Internet sont très peu représentées dans l’échantillon », explique Victor Martin, chargé de projet réduction des risques pour le Bus 31/32. « Cette étude va aussi nous donner une meilleure connaissance de ces usagers, ce qui nous permettra de mieux adapter nos discours et nos méthodes de prévention ».

« Ce qui est surtout frappant et inédit, c’est le nombre important de personnes qui ont répondu à l’enquête. Cela va nous permettre d’étudier l’impact de cette période de confinement sur la santé des consommateurs de cannabis, sous quelque forme que ce soit », détaille Perrine Roux, chercheuse en santé publique à l’Inserm. « L’utilisation en automédication concerne une grande part de l’échantillon. On va vérifier si l’augmentation de prise du produit par certains consommateurs est liée à cette période anxiogène qu’est l’épidémie. »

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