Cannabis: Comment vendre des pelles aux cultivateurs de marijuana ?

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Il ne fait aucun doute que l’année passée a apporté d’énormes changements dans le secteur du cannabis.

La loi Farm Bill de 2018 a ouvert la porte aux ventes de chanvre, si bien que l’on a assisté en 2019 à une explosion des produits CBD.

Selon un sondage CBS News en fin d’année dernière, le soutien à la légalisation du cannabis a atteint un nouveau sommet en 2019, 65% des adultes affirmant être en faveur d’une telle mesure.

Pour fêter dignement la nouvelle année, l’État de l’Illinois a légalisé le cannabis le 1er janvier.

Cette année, près d’une douzaine d’États parlent également de légalisation – New York, le New Jersey, le Connecticut, le Vermont, l’Arizona, le Nouveau Mexique, etc.

À mesure que plusieurs États américains mettent en place des lois autorisant l’usage récréatif, les entreprises se battent pour réclamer leur part de ce gâteau à plusieurs milliards de dollars.

Une bonne partie de l’attention se focalise sur les sociétés qui cultivent les plantes, développent des produits alimentaires et s’occupent de la distribution aux consommateurs – mais dans le même temps, les opportunités pour les travailleurs en freelance et autres autoentrepreneurs se multiplient.

Bon nombre de ces opportunités proviendront de sociétés “pelles et pioches” – c’est-à-dire des entreprises qui fournissent des services à celles qui sont directement impliquées dans la culture et la vente des plantes.

Je vais vous présenter aujourd’hui cinq façons de profiter de la floraison du secteur cannabis même si vous n’avez pas la main verte.

Un trajet récent le long de l’autoroute US-1, près de San Diego, m’a prouvé ce potentiel. On pouvait voir défiler les pubs pour des dispensaires et des produits liés au cannabis.

À mesure que le cannabis sera légalisé dans tous les États-Unis, vous pouvez vous attendre à voir bien plus de marketing lié à ce secteur. Le marketing, en l’occurrence, est un exemple de secteur “pelles et pioches” qui sera stimulé par la collaboration avec les distributeurs et les entreprises du cannabis.

Autre exemple : j’ai récemment eu l’occasion de discuter avec un chef d’entreprise qui conçoit et commercialise des conditionnements pour les produits cannabis.

Les travailleurs indépendants peuvent exploiter leurs compétences pour répondre aux besoins croissants de ce secteur.

Mieux encore, dans la mesure où ce genre de travail ne demande pas de cultiver ou de vendre des substances contrôlées, n’importe qui peut s’y mettre – quelles que soit la réglementation locale ou bancaire.

Dans cet article, je parlerai de certaines des alternatives utilisées par les entreprises pour profiter du secteur du cannabis.

1. Le développement web

Je vais commencer par le plus difficile.

Comme avec tout ce qui concerne le marketing/branding, les chefs d’entreprise sont souvent tentés de faire des économies en ce qui concerne le développement web, notamment parce que les coûts immédiats peuvent être très élevés.

Un rapide coup d’oeil à certains des sites Internet de dispensaires en Californie montre que de nombreuses sociétés du cannabis n’ont pas investi dans cette partie de l’activité. Pour un consommateur sophistiqué, c’est visible.

Si on leur donne le choix entre une boutique dont le site est très joli et une autre dont le site est catastrophique, je parie que 90% des consommateurs sélectionneraient celle au joli site.

Bâcler le site Internet et les aspects liés au marketing indique aux clients potentiels que le propriétaire de l’entreprise ne se soucie pas forcément de sa marque, ne réfléchit pas à l’expérience utilisateur, etc.

[Lire aussi : La plateforme la plus importante pour le développement de votre activité]

Si je devais ouvrir une boutique de cannabis, mon site Internet serait tellement clinquant que nous l’exhiberions dans les rayons de notre boutique, sur des iPads. Chaque produit aurait des descriptions approfondies, des avis et même des vidéos. Ou alors, j’ouvrirais une boutique qui serait le Lidl du cannabis. Mais pas de demi-mesure.

2. Le branding

Les recherches montrent que les gens qui goûtent des vins apprécient plus un cru lorsqu’on leur dit que le prix est élevé… même s’il s’agit du même vin dans les deux cas. Les chercheurs ont prouvé que la partie de leur cerveau qui évalue le goût s’allume littéralement lorsqu’ils boivent un vin plus cher.

Il en va de même avec le cannabis. Choisissez une belle histoire, une raison pour laquelle votre produit est différent – et vous ferez chauffer la caisse enregistreuse.

À mesure que la concurrence dans le secteur prend de la vitesse, les cultivateurs et les détaillants vont devoir développer des récits plus convaincants pour rester en activité.

Si je commercialisais du cannabis, je développerais un produit ciblant spécifiquement les baby-boomers essayant la marijuana pour la première fois, et j’appellerais ce produit (ou la société) “Okay Boomer”. Ce n’est qu’un exemple. Il existe un million d’angles différents pour aider à différencier une marque de cannabis.

3. Le content marketing

La demande de contenu lié au cannabis est en pleine explosion. On a assisté à une vague de marques méconnues atteignant le marché toutes en même temps, et les consommateurs ne savent plus où se tourner pour faire le tri et trouver des informations fiables.

Pour les gens qui aiment l’écriture, le marketing et le secteur du cannabis, le content marketing représente un nouveau domaine où un indépendant talentueux peut faire des étincelles. Les sujets sont nombreux et variés : comment choisir la sorte de cannabis en fonction d’un événement (indice : une variété qui a tendance à provoquer le fou rire ne fera pas bon ménage avec un enterrement), ce qu’il faut faire si vous avez fait brûler vos produits alimentaires…

Le content marketing ne se limite pas aux articles ciblant le consommateur final, ceci dit.

Chaque partie du secteur a besoin de content marketing.

Selon Google Trends, les recherches sur les termes “branding cannabis” ont dépassé les recherches sur les termes “branding petites entreprises” à plusieurs reprises cette année. Il y a une nette demande de content marketing pour des marques qui cherchent à se construire – ce qui est une excellente nouvelle pour les content marketeurs.

4. Développement d’infographies

Cela va de pair avec le content marketing.

Plus de 65% des gens apprennent de manière visuelle. Le pourcentage de gens qui détestent lire est peut-être plus élevé encore (j’espère que vous n’en faites pas partie).

Si vous êtes doué pour raconter des histoires, les infographies représentent un excellent moyen, pour les entreprises du cannabis, d’éduquer leurs consommateurs quant aux bienfaits de leurs produits.

Évidemment, développer des infographies demande une combinaison de compétences différentes – design, rédaction, branding, etc. Mais lorsqu’elles sont bien réalisées, les infographies peuvent être incroyablement efficaces.

5. Marketing digital

Tandis que les marques essaient de se distinguer sur le marché, le besoin en marketing digital va croître.

La décision d’une entreprise d’investir dans le display (affichage publicitaire sur Internet sous forme de bannières graphiques ou de vidéos), le marketing sur les moteurs de recherches ou même dans les campagnes payantes sur les réseaux sociaux dépendra des conseils de professionnels du marketing digital compétents et expérimentés.

Évidemment, il y a des limites légales à ce que l’on peut poster par le biais du marketing digital payant, mais un marketeur digital bien informé peut être extrêmement précieux pour trouver les failles de ces limites.

En vous identifiant comme expert en marketing digital pour le cannabis, vous serez en excellente position pour trouver des clients.

Découvrez cinq autres opportunités “pelles et pioches” du cannabis dans le tout dernier numéro des Investissements d’Altucher – le volet financier et boursier de ma lettre Les Dossiers d’Altucher.

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