Cafés, hôtels, restaurants… l’Etat va supprimer 750 millions d’euros de charges

Share on facebook
Facebook
Share on google
Google+
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn

Des “annulations” de charges plutôt qu’un report pour les entreprises en difficulté. Cette hypothèse, émise par le président de la République Emmanuel Macron lors de son allocution ce lundi 13 avril, va se concrétiser très rapidement. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, l’a annoncé ce mercredi 15 avril sur Europe 1. “L’Etat annulera à la demande du président de la République les charges pour les secteurs les plus touchés”, a-t-il confirmé, évoquant “750 millions (d’euros) qui concernent les secteurs évoqués par le Président, notamment la restauration (…) mais aussi les arts et spectacles (…)”. Pour rappel, les cafés et restaurants, entre autres, ont dû fermer leurs portes le 14 mars pour éviter une propagation de l’épidémie de Covid-19. Le chef de l’Etat a expliqué lors de son allocution du 13 avril que ces commerces resteront clos après le 11 mai, par mesure de sécurité.
Interrogé par Capital, Alain Griset, le président de l’Union des entreprises de proximité (U2P), estimait le 14 avril que “sur les cotisations sociales, il est quasiment acquis qu’elles seront annulées”. Avant de préciser que cette mesure s’appliquerait, pour le moment , uniquement “aux cafés, hôtels, restaurants et au secteur du tourisme”. Selon l’AFP, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne a annoncé mardi qu’une réunion se tiendra vendredi avec les professionnels des secteurs concernés pour étudier des mesures de soutien spécifiques.
>> A lire : Les assureurs ne pourront pas rembourser entièrement les entreprises
Pas d’activité, pas de charges
Ce coup de pouce prend favorablement la suite du report des cotisations sociales prévu pour les entreprises en difficulté. Un mécanisme de soutien qui avait déjà été demandé à fin mars par plus de 500.000 entreprises, selon le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.
>> A lire aussi : En chômage partiel ou mis à disposition, voici comment vous pouvez travailler pour une autre entreprise
“Nous pensons que la suppression des charges est indispensable pour certaines catégories d’entreprises comme l’hôtellerie, les restaurants mais aussi les commerces indépendants de centre-ville pour qui il va être très compliqué de repartir”, demande Eric Chevée, vice-président de la CPME. Pour le dirigeant de la Confédération des petites et moyennes entreprises, cela tombe sous le sens : “Tant que l’activité n’est pas revenue au niveau intérieur, il n’est pas possible de demander des charges intérieures”, tranche-t-il.
>> Notre service – Testez notre comparateur de Banques pour Professionnels
Généralisation à toutes les entreprises fermées ?
Si la porte ouverte à un geste d’ampleur envers certains commerces va dans le bon sens – “Nous avons entendu ce que l’on souhaitait entendre”, confirme Alain Griset” -, la suppression des charges limitée aux entreprises du tourisme ne va donc pas assez loin, selon les organisations patronales. “Toutes les entreprises fermées par décision de l’Etat devraient aussi avoir ces annulations de cotisations”, plaide le patron de l’U2P. La généralisation de la suppression des charges, ou à défaut leur réduction substantielle, est vitale pour bon nombre d’indépendants et de commerçants, avance Eric Chevée. “S’il n’y a pas d’annonces de réductions de charges, beaucoup vont abandonner, c’est-à-dire déposer le bilan, arrêter leur activité”, prévient-il.
>> A lire aussi : Le gouvernement met en garde les entreprises contre la fraude au chômage partiel
Le fonds de solidarité renforcé
Par ailleurs, Bruno Le Maire a détaillé le mardi 14 avril sur BFMTV les améliorations sur le fonds de solidarité destiné aux entreprises de moins de 50 salariés. “On va le compléter pour l’améliorer. Le premier étage, à 1.500 euros, va être maintenu. Le deuxième étage, financé notamment par les régions, qui était plafonné à 2.000 euros et réservé à des entreprises de 5, 6, 7 salariés, (…) va être porté à 5.000 euros”, a avancé le locataire de Bercy. “Le fonds va être beaucoup plus généreux, beaucoup plus substantiel et beaucoup plus ouvert”, a-t-il poursuivi, promettant que les entreprises jusqu’ici non éligibles à cette aide pourraient désormais en bénéficier. Là encore, Alain Griset se félicite de cette nouvelle mais attend un accès réellement démocratisé à la fameuse dotation de 5.000 euros. “Le deuxième étage n’est pas accessible aux indépendants qui n’ont pas de salariés”, déplore le président de l’U2P, qui espère de nouvelles annonces à ce sujet dans les jours à venir.
>> A lire aussi : Ce coup de pouce supplémentaire accordé par Bercy aux artisans et commerçants

Plus d'articles

Dossier Exclusif Covid-19

Comment protéger son épargne et ses investissements après la crise du Covid-19.

Dossier exclusif avec:

Comparez le rendement d'un livret A, et un investissement alternatif.

Une fiche de calcul simple pour évaluer le potentiel de rendement d’un investissement alternatif