Boeing 737 MAX : des PME françaises de l’aéronautique contraintes de mettre leurs salariés au chômage technique

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“Dans le monde aéronautique, on n’a jamais eu de crise aussi aiguë sur un programme d’aussi forte cadence.” L’aveu est signé Christian Cornille, patron du groupe Macachrome, sur Europe 1. Sa société, qui fabrique des petites pièces pour les moteurs du 737 MAX, fait partie de la trentaine de PME françaises durement impactée par la crise qui touche Boeing depuis plusieurs mois. Une crise qui a contraint certaines entreprises à prendre des décisions radicales. A Macachrome, qui emploie 300 personnes, une quarantaine de salariés vont être mis au chômage partiel, tandis que les 20 intérimaires vont devoir partir.
“Je ne peux pas dire que je m’attendais à ce genre de décision. Je pensais que les cadences de productions allaient continuer à baisser mais certainement pas un arrêt de la chaîne d’assemblage. Comme vous êtes impactés autour des 10% de chiffre d’affaires, c’est assez significatif”, a ajouté Christian Cornille, précisant que son entreprise pouvait encore tenir six mois à ce rythme. Boeing a de son côté stoppé la production des 737 MAX depuis le 1er janvier et aucune date pour une reprise de celle-ci ou des vols de cet appareil n’a pour l’instant été avancée.
Une centaine d’entreprises françaises touchées
De quoi maintenir dans le flou la trentaine de PME connaissant des problèmes “significatifs, voire très significatifs”, selon les termes employés par Christophe Cador, président du Comité AERO-PME au sein du groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales lors d’une conférence de presse le 9 janvier dernier. Au total, ce serait une centaine d’entreprises qui seraient impactées, précisait alors L’Usine Nouvelle.
“C’est suite à l’annonce de suspension de production du 737 MAX que 30 sous-traitants nous ont alertés en nous indiquant qu’ils allaient souffrir”, avait expliqué Christophe Cador, sans dévoiler les noms de ces entreprises. La situation est encore plus critique aux Etats-Unis, où Spirit Aerosystems, l’un des sous-traitants de Boeing, va devoir licencier 2.800 personnes, soit 16% de ses effectifs, en raison de la crise touchant le géant américain de l’aéronautique.

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