Banque : les primes coronavirus font le grand écart !

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Les primes pour les salariés des banques présents au travail pendant le confinement arrivent peu à peu… mais les traitements sont très différenciés, selon les établissements ! Dès le mois de mars, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait incité les entreprises à verser une prime défiscalisée et sans cotisations sociales (“prime Macron”) à leurs salariés, notamment à ceux qui “ont eu le courage” d’être présents au travail pendant le confinement. Cette prime peut être versée jusqu’à fin août et son montant atteindre 2.000 euros pour les entreprises disposant d’un accord d’intéressement.
Contraintes de rester opérationnelles par leur statut d’opérateur d’importance vitale et l’ampleur des besoins, des milliers d’agences sont restées ouvertes. “Le personnel venait par rotation, le rideau de l’agence était baissé et l’accès filtré pour laisser entrer les clients au compte-goutte”, se souvient Philippe Kernivinen de FO-LCL, selon qui la moitié des agences LCL sont restées ouvertes. “Tous les salariés qui n’avaient pas une contrainte personnelle ont assuré une certaine continuité d’activité sur place, en alternance” et même s’ils “n’ont pas été en première ligne comme les soignants, il y a une attente forte parmi eux concernant cette prime”. “Après s’être exposés, ils attendent un retour”, défend-t-il.
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“Si l’employé de banque n’est pas là pour s’occuper des PGE (les prêts garantis par l’Etat, accordés aux entreprises mises en difficulté par la pandémie, ndlr) et des reports d’échéance, ou pour accueillir en agence certains clients, derrière tout s’écroule”, estime Frédéric Guyonnet, président national du SNB/CFE-CGC, premier syndicat du secteur.
Pourtant les banques ont mis du temps à faire un geste. La Banque Populaire Alsace-Lorraine-Champagne a été l’une des premières à vouloir verser “une prime exceptionnelle aux collaborateurs venus travailler in situ” entre le 17 mars et le 10 mai, indique son directeur des ressources humaines, David Marchal. Son montant maximal est de 1.500 euros pour les employés en agences et de 1.000 euros pour ceux des services généraux et sièges. Un montant plancher de 300 euros est prévu dès une semaine de présence. “Les congés, les absences diverses mais également les jours de télétravail” seront décomptés, détaille le responsable. En moyenne, les employés concernés percevront fin juin entre 700 et 800 euros. Cette prime récompense “leur +prise de risques+ dans une région très sévèrement touchée”, souligne-t-il.
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“A Mulhouse, on avait tous en tête l’hôpital militaire sur le parking ou des camions frigorifiques aux abords des hôpitaux. Il fallait quand même avoir le courage de se déplacer et de venir travailler” malgré “une certaine pression familiale, les inconnues du virus et le peu de masques qui circulaient alors”, rappelle M. Marchal. Cette décision n’est toutefois pas la règle au sein du groupe BPCE qui laisse le soin à chaque caisse régionale des réseaux Banque Populaire ou Caisse d’Epargne de verser ou non une prime. Tous les employés ayant contribué au fonctionnement du groupe, cela “rend complexe la définition de critères d’éligibilité à une éventuelle prime à l’échelle du groupe”, a estimé BPCE auprès de l’AFP.
Cette complexité reflète surtout celle du fonctionnement des groupes bancaires mutualistes composés d’entités centrales et régionales autonomes en la matière. Dans la branche des 39 caisses régionales de Crédit Agricole, le versement d’une prime spéciale Covid dans le cadre de la “prime Macron” n’est “pas envisagé à ce stade”, une prime de ce type de 700 euros ayant été versée en début d’année “à l’ensemble des collaborateurs”, répond la Fédération nationale de Crédit agricole. Les entités de cette branche conservent toutefois la possibilité d'”actionner localement” des “leviers” en termes de rétribution, précise-t-elle.
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Chez LCL, la banque de détail de l’entité cotée Crédit Agricole SA, la question ne semble pas encore tranchée. Les salariés ont “un vrai besoin de reconnaissance” et “l’absence de prime est assez mal vécue”, souligne Frédéric Guyonnet, du SNB/CFE-CGC. Les groupes bancaires non mutualistes BNP Paribas, Société Générale et La Banque Postale ont pour leur part acté le versement d’une prime exceptionnelle dont les montants varient de 100 à 800 euros maximum.

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