Avec la crise, des paquebots de croisière partent à la casse

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C’est une page des chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire qui va se tourner. Comme le révèle Ouest-France, deux paquebots qui y ont été construits vont être démolis dans les mois à venir. Le Sovereign of the Seas (dont la construction a été achevée en 1987) et le Monarch of the Seas (1991) appartenaient à la compagnie espagnole Pullmantur. Mais la crise l’a contrainte à déposer le bilan fin juin. Capables d’accueillir 2.350 passagers, les deux navires de 268 mètres de long ne seront pas rachetés par une autre compagnie et vont partir à la casse.
“Ils ont marqué l’histoire du chantier naval. Ils symbolisent le retour du chantier dans la construction de paquebots, un marché qui avait été abandonné pour faire des pétroliers et des navires de charges. C’était une nouvelle ère : les paquebots ne servent plus à traverser l’Atlantique, mais à offrir du divertissement aux passagers avec des espaces communs et une vraie recherche de l’esthétique”, explique au quotidien régional Guy Sallenave, ancien directeur des chantiers de Saint-Nazaire à l’époque.
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Épuration du système
Interrogé également par Ouest-France, Paul Tourret, expert de l’Institut Isemar, justifie la démolition de ces deux géants des mers. “Laisser sortir ces navires anciens est une manière d’épurer le système. La croisière achève un cycle entamé il y a trente-cinq ans et se réinvente maintenant avec des navires plus adaptés. Les nouvelles exigences environnementales et de sécurité maritime rendent ces navires obsolètes et on peut comprendre que les armateurs profitent de la crise pour s’en débarrasser.” Le Sovereign of the Seas et le Monarch of the Seas seront normalement démolis en Turquie dans les mois à venir. “C’est dommage que l’on n’ait pas de chantiers de démolition en France, regrette On sait faire les paquebots ; on doit savoir les défaire, dans des conditions sans doute meilleures qu’ailleurs pour l’Homme et pour la planète”, regrette Nathalie Durand, déléguée Force Ouvrière aux Chantiers de l’Atlantique, toujours dans les colonnes du quotidien régional.
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